Comprendre sa santé · Jocelyne Vernet

Le Décodeur santé

Vous avez votre prise de sang, une ordonnance ou un compte rendu sous les yeux ? Posez votre question, ou collez un terme — on vous explique les mots en français clair, comme à la table de la cuisine.

Voici les mots de votre question, expliqués ci-dessous. Un résultat seul ne veut rien dire : pour votre situation, c'est votre médecin qui tranche — et pour lire tout votre bilan, le livre juste en dessous.
Le bilan sanguin & les analyses Voir tout le thème →
le marqueur de l'inflammation dans le sang (la « ultrasensible » est plus fine)
vitesse de sédimentation — un ancien marqueur d'inflammation
le comptage des cellules du sang (numération formule sanguine)
le pigment qui transporte l'oxygène ; bas = anémie
la part de globules rouges dans le sang
globules rouges (oxygène) · globules blancs (défense)
les cellules qui colmatent les saignements
la taille moyenne des globules rouges
les réserves de fer du corps
le taux de sucre dans le sang
le sucre moyen des trois derniers mois
l'indice de résistance à l'insuline
le total · le « mauvais » · le « bon »
les graisses de réserve qui circulent dans le sang
le décompte des particules qui encrassent les artères
une particule de cholestérol à risque, en partie héréditaire
les enzymes qui signalent l'état du foie
un pigment du foie (jaunisse quand il monte)
un déchet des reins, et leur débit de filtration (leur état)
un déchet filtré par les reins
le dosage des sels du sang (sodium, potassium, chlore…)
le taux de sodium · de potassium · de calcium
les tests de coagulation (la fluidité du sang)
un test qui cherche la trace d'un caillot
l'enzyme qui signale une souffrance du cœur (infarctus)
l'hormone qui signale que le cœur peine (insuffisance cardiaque)
le marqueur de la prostate
l'hormone de grossesse (le test de grossesse)
une enzyme des muscles (monte quand un muscle souffre)
un gène qui aide à activer la vitamine B9 (folates) et à recycler l'homocystéine
le taux de vitamine D dans le sang
deux vitamines clés du sang et des nerfs
un déchet ; trop élevé = risque de goutte
la principale protéine du sang (nutrition, foie)
l'examen des urines qui recherche une infection
un peu d'albumine dans les urines — alerte précoce des reins
une recherche d'anticorps (a-t-on déjà rencontré tel microbe ?)
votre groupe sanguin (A, B, O) et le facteur Rhésus (+ ou −)
une enzyme présente partout ; monte quand des cellules souffrent
les soldats du sang — leur nombre monte quand le corps se défend contre une infection
la protéine qui fait coaguler le sang — et, au passage, un marqueur d'inflammation
l'enzyme du foie qui grimpe surtout avec l'alcool et les voies biliaires bouchées
la vitesse à laquelle vos reins filtrent le sang — le vrai indicateur de la fonction rénale
le tampon qui garde le sang ni trop acide ni trop alcalin
le fer qui circule, son transporteur, et à quel point il est chargé
l'ensemble des protéines du sang — surtout l'albumine et les globulines
les enzymes du pancréas — elles s'envolent en cas de pancréatite
une protéine fabriquée par le foie du bébé, puis parfois par certaines tumeurs
une enzyme du pancréas qui digère les protéines
un calcul de risque à partir d'une prise de sang et d'une échographie
des témoins de la fabrication et de la destruction de l'os
une petite protéine libérée par les cellules, éliminée par les reins
plusieurs dosages du sucre dans le sang, répétés sur quelques heures
chercher des traces de sang non visibles à l'œil
le décompte des différentes sortes de globules blancs
les globules rouges tout jeunes
chercher au microscope des parasites dans le sang
le temps que met le sang à former un caillot
un anticorps qui empêche d'absorber la vitamine B12
un anticorps dirigé contre l'insuline
des anticorps dirigés contre la thyroïde
les anticorps de l'allergie, dirigés contre un allergène précis
combien de temps met un petit saignement à s'arrêter
la dernière étape de la formation du caillot
une protéine qui aide les plaquettes à colmater une plaie
un frein naturel de la coagulation
des anticorps qui perturbent la coagulation
l'effet d'un anticoagulant de la famille de l'héparine
les pièces de la chaîne qui fabrique le caillot
le système qui dissout les caillots
une cause fréquente de tendance aux caillots
la capacité des plaquettes à s'agglutiner
une baisse des plaquettes causée par l'héparine
des anticorps contre des groupes sanguins autres que A, B et Rhésus
des anticorps qui font s'agglutiner les globules rouges au froid
un acide aminé du sang, indice d'un manque de vitamines B
le calcium qui circule dans le sang, maintenu très stable par le corps
Microbiologie (examens au microscope) Voir tout le thème →
regarder au microscope ce que contient un liquide
regarder si les graisses des repas sont bien digérées
Dosage de médicaments dans le sang Voir tout le thème →
vérifier la dose d'un médicament puissant
un médicament du cœur dont la zone utile est étroite
des médicaments qui calment le système de défense
vérifier le taux d'un médicament du cœur
des médicaments de la respiration
vérifier le taux d'un antiépileptique
un médicament dont le taux est surveillé de près
vérifier le taux d'un antibiotique puissant
d'autres médicaments dosés dans le sang
Sérologie infectieuse (recherche d'anticorps et d'antigènes) Voir tout le thème →
savoir si le virus de l'hépatite A est récent ou ancien
lire plusieurs marqueurs pour savoir où en est le virus
chercher le contact avec le virus de l'hépatite C
chercher une infection par le virus du sida
un virus très répandu, surveillé pendant la grossesse
une infection parasitaire surveillée pendant la grossesse
vérifier la protection contre des maladies infantiles
la maladie du baiser
vérifier le contact passé avec le virus
chercher le contact avec le virus de l'herpès
l'infection transmise par les tiques
une infection sexuellement transmissible dépistée par le sang
chercher le contact avec la bactérie Chlamydia
une cause de pneumonie « atypique »
chercher la bactérie de l'estomac, ou vérifier qu'elle a disparu
chercher les traces d'une ancienne angine à streptocoque
des infections transmises par les animaux
après un voyage, des virus transmis par les moustiques ou les rongeurs
chercher des infections rares ou importées
une cause fréquente de gastro-entérite chez le petit
Hormones & métabolisme Voir tout le thème →
des anticorps qui attaquent votre propre thyroïde — le signe d'une thyroïdite auto-immune
une hormone de l'intestin qui déclenche la satiété et ralentit la digestion
l'axe du stress, aussi appelé en français axe HHS : hypothalamus vers hypophyse vers glandes surrénales, qui commande la sécrétion de cortisol. En stress chronique, il ne s'éteint plus.
l'hormone envoyée par le cerveau pour commander la thyroïde
les hormones de la thyroïde, qui règlent le rythme du corps
thyroïde au ralenti · thyroïde emballée
une maladie où le corps attaque sa propre thyroïde
une thyroïde gonflée, visible au cou
diabète de type 1 (plus d'insuline) · type 2 (résistance à l'insuline)
l'hormone qui range le sucre du sang dans les cellules
quand les cellules répondent mal à l'insuline
le paquet à risque : ventre + sucre + tension + graisses
l'hormone du stress
une hormone de réserve des surrénales · la protéine qui transporte les hormones sexuelles
les messagers du cerveau qui commandent ovaires/testicules (GnRH = le signal de départ)
un marqueur de la réserve des ovaires
l'hormone qui règle le calcium (parathormone)
l'hormone de croissance et son relais
l'hormone de la satiété · celle de la faim
l'enzyme qui transforme la testostérone en œstrogènes
Une complication grave du diabète : faute d'insuline, le corps brûle les graisses et fabrique des acides (les corps cétoniques) qui empoisonnent le sang. Urgence.
la baisse progressive des hormones masculines (la testostérone) avec l'âge — l'équivalent, plus lent et plus discret, de la ménopause.
l'hormone du sommeil
l'hormone qui déclenche la montée de lait
l'hormone de la deuxième moitié du cycle et de la grossesse
la principale hormone féminine, fabriquée par l'ovaire
deux autres formes d'œstrogènes
l'hormone masculine, présente aussi chez la femme
deux hormones qui règlent le sel et la tension
une hormone fabriquée par la thyroïde, qui agit sur le calcium
une protéine fabriquée par la thyroïde, suivie après certaines opérations
un témoin de l'insuline fabriquée par le pancréas
l'hormone qui fait remonter le sucre dans le sang
l'hormone qui commande la sécrétion d'acide de l'estomac
l'hormone de l'hypophyse qui commande le cortisol
l'hormone qui retient l'eau dans le corps
une hormone intermédiaire de la fabrication des hormones surrénaliennes
une hormone précurseur de la testostérone et des œstrogènes
la thyroxine totale et sa protéine de transport
une forme inactive de l'hormone thyroïdienne T3
le cortisol qui agit, et la protéine qui le transporte
le relais sanguin de l'hormone de croissance
une hormone fabriquée par le placenta
une hormone de l'intestin qui agit sur les sécrétions et les vaisseaux
la forme de la vitamine D qui agit sur le calcium
des hormones intermédiaires dans la fabrication du cortisol
des dérivés actifs de la testostérone
un examen fait sur la tumeur, pas sur le sang
Molécules & mécanismes Voir tout le thème →
une molécule messagère de l'inflammation, sécrétée notamment par la graisse du ventre
la protéine qui fait brûler des calories en chaleur, dans la graisse brune
un feu inflammatoire discret, sans fièvre, mais permanent
le commutateur maître de l'inflammation
les messagers de l'inflammation
des messagers locaux de l'inflammation et de la douleur
la molécule des allergies · une substance de certains aliments (fromages, vins)
le « caramélisage » des protéines par l'excès de sucre
des fragments de paroi bactérienne qui passent une barrière intestinale poreuse
la coenzyme Q10, un carburant de nos cellules
les oméga-3 du poisson · l'oméga-3 végétal
les triglycérides à chaîne moyenne (une huile)
une plante qui aide le corps à mieux encaisser le stress
des composés végétaux qui imitent doucement les œstrogènes
des antioxydants venus des plantes
Le principe actif du chardon-Marie qui protège les cellules du foie et aide à les régénérer.
Une molécule de plantes (épine-vinette) qui agit sur le sucre sanguin par la même voie que la metformine (l'AMPK).
Le principe actif des feuilles d'olivier, qui aide à faire baisser la tension et le sucre.
La molécule sucrée de la réglisse : elle prolonge l'action du cortisol — d'où la prudence en cas d'hypertension (elle retient le sel).
Le principe actif de la consoude qui stimule la multiplication des cellules — d'où son usage sur les bosses et les entorses.
Des molécules toxiques pour le foie présentes dans certaines plantes (consoude) : raison pour laquelle on ne les avale pas et on les applique seulement sur peau intacte.
Une molécule végétale (soja, sauge, réglisse) qui imite faiblement les œstrogènes — d'où la prudence en cas de cancer hormonosensible.
En aromathérapie, des molécules (menthe, sauge) efficaces mais neurotoxiques et abortives : interdites chez le bébé, la femme enceinte et l'épileptique.
La molécule majeure des huiles essentielles respiratoires (eucalyptus, ravintsara) : elle dégage les bronches.
Le principe actif du clou de girofle : antalgique dentaire et antibactérien puissant, mais irritant à l'état pur.
La molécule « aspirine » de la gaulthérie, qui calme les douleurs musculaires en application locale — mêmes précautions que l'aspirine.
Le composé qui donne au miel de Manuka son pouvoir antibactérien renforcé (indiqué par l'indice MGO).
La grande famille d'enzymes du foie qui dégrade la plupart des médicaments. Certaines plantes l'accélèrent ou la freinent — d'où des interactions.
L'enzyme du foie (famille CYP450) qui métabolise le plus de médicaments. La freiner ou l'accélérer modifie leur dose efficace.
La glycoprotéine P — une « pompe » des cellules qui rejette certains médicaments. La bloquer augmente leur concentration (digoxine, colchicine).
L'« interrupteur d'économie d'énergie » de la cellule : l'enzyme que la metformine et la berbérine activent pour faire baisser le sucre.
La « porte » qui laisse entrer le sucre dans les cellules musculaires, normalement ouverte par l'insuline.
Une molécule-signal de l'inflammation (facteur de nécrose tumorale) : trop élevée, elle entretient une inflammation chronique.
L'enzyme de l'inflammation et de la douleur que bloquent l'aspirine et l'ibuprofène (la cyclo-oxygénase 2).
Des fibres particulières (avoine, orge et surtout champignons médicinaux) qui stimulent l'immunité et aident à faire baisser le cholestérol.
les embouts qui protègent nos chromosomes ; ils se raccourcissent à chaque division de nos cellules — un peu le compteur d'âge de nos cellules.
les petites centrales à énergie de nos cellules ; quand elles faiblissent avec l'âge, tout le corps manque de carburant.
une « rouille » interne : l'usure de nos cellules quand les radicaux libres dépassent nos défenses antioxydantes.
des déchets très réactifs produits par nos cellules ; en excès, ils les abîment — c'est le stress oxydatif.
l'état de cellules « zombies » : trop vieilles pour se diviser, elles refusent de mourir et polluent leur voisinage.
les substances inflammatoires que libèrent les cellules « zombies » (sénescentes) et qui font vieillir les cellules d'à côté.
l'inflammation chronique et silencieuse qui s'installe avec l'âge (de l'anglais inflammation + aging, vieillissement).
une molécule-carburant présente dans chaque cellule, indispensable à la production d'énergie ; son taux baisse en vieillissant.
la protéine-charpente de la peau, des tendons, des os et des articulations ; elle se raréfie avec l'âge.
Assiette & environnement Voir tout le thème →
des composés qui se forment à la surface des viandes et poissons grillés ou saisis à haute température ; suspectés de favoriser le cancer. On les limite en marinant et en cuisant plus doucement.
des composés déposés par la fumée quand le gras tombe sur les braises (barbecue) ; suspectés cancérogènes. On les évite en empêchant le gras de brûler.
d'anciens polluants industriels, interdits mais très persistants, qui s'accumulent dans les graisses animales — surtout les poissons gras d'élevage.
des polluants persistants issus de la combustion et de l'industrie, stockés dans les graisses ; présents à l'état de traces dans certaines graisses animales.
des sels ajoutés à la charcuterie pour la conserver et la garder rose ; à l'origine de composés (les N-nitrosés) suspectés dans le cancer du côlon.
la charge glycémique (≤ 10 basse · 11-19 modérée · ≥ 20 élevée)
l'index glycémique
des contaminants (plastiques, emballages, poêles antiadhésives)
les molécules qui neutralisent les radicaux libres et freinent la « rouille » interne ; beaucoup viennent des fruits, légumes, épices et thé.
la vitamine qui aide le calcium à se fixer dans les os plutôt que dans les artères ; surtout sous sa forme K2.
le minéral bâtisseur des os et des dents ; avec l'âge, surtout après la ménopause, l'os en perd — d'où le risque d'ostéoporose.
de bonnes graisses (poissons gras, noix, lin, colza) qui apaisent l'inflammation ; nos assiettes modernes en manquent, au profit des oméga-6.
la fibre qui forme un gel dans l'intestin — celle qui agit vraiment sur le cholestérol, la glycémie et le microbiote (avoine, psyllium, légumineuses, pomme)
Ce qui change vraiment la glycémie d'une tartine, dans l'ordre : d'abord le TYPE de pain (le seigle et le levain sont doux, la baguette et — surprise — le complet le sont beaucoup moins), loin devant le fait de le griller ou de le rassir (effet léger), et le beurre, qui aplatit le pic sans changer la charge.
Cancer & oncologie Voir tout le thème →
le Centre international de recherche sur le cancer, l'agence de l'OMS qui classe les substances selon leur risque : groupe 1 = cancérogène avéré, 2A = probable, 2B = possible.
des composés formés dans l'intestin à partir des nitrites (charcuterie) ou du fer de la viande rouge ; suspectés de favoriser le cancer colorectal.
sans gravité · cancéreuse
un cancer qui a essaimé ailleurs dans le corps
le traitement du cancer par médicaments
le traitement du cancer par rayons
des rayons délivrés de l'intérieur (source implantée)
priver un cancer des hormones qui le nourrissent
le cancer n'est plus détectable
une substance dosée dans le sang pour suivre un cancer
le premier relais lymphatique — on vérifie s'il est atteint
un cancer d'un revêtement · une tumeur bénigne d'une glande
un cancer du sang · un cancer des ganglions
une excroissance (souvent bénigne) · des cellules anormales à surveiller
le code de l'étendue d'un cancer (Tumeur, ganglions [N], Métastases)
un cancer encore localisé, qui n'a pas franchi la barrière
les soins de confort quand la guérison n'est plus l'objectif
un marqueur suivi après certains cancers
un marqueur suivi dans certains cancers de l'ovaire
un marqueur de suivi du cancer du sein
un marqueur suivi dans les cancers du pancréas et des voies digestives
un marqueur suivi dans certaines tumeurs
des marqueurs suivis dans certaines tumeurs
un marqueur de suivi du cancer du sein
Poumons & respiration Voir tout le thème →
le taux d'oxygène dans le sang, mesuré au doigt (oxymètre) ou à la montre connectée ; normal au-dessus de 95 %.
des bronches qui se resserrent (essoufflement, sifflements)
la bronchite chronique obstructive (souvent liée au tabac)
l'apnée du sommeil — des pauses de respiration la nuit
l'appareil à pression qui traite l'apnée du sommeil
une infection du poumon
du liquide autour du poumon
des poumons distendus, qui ont perdu leur élasticité
Un bruit rauque et aigu à l'inspiration : signe que les voies respiratoires hautes se rétrécissent (œdème, corps étranger). Signe de gravité.
Cœur & vaisseaux Voir tout le thème →
la variabilité de la fréquence cardiaque : les micro-écarts entre deux battements. Une variabilité élevée signe un système nerveux reposé et bien récupéré.
l'hypertension — une tension trop haute
la crise cardiaque — une artère du cœur bouchée
l'angine de poitrine — douleur du cœur qui manque d'oxygène
l'insuffisance cardiaque — un cœur qui pompe mal
la fibrillation — le cœur bat de façon irrégulière
accident vasculaire cérébral (« attaque »)
un « mini-AVC » passager, qui régresse
l'embolie pulmonaire — un caillot dans le poumon
la phlébite — un caillot dans une veine de la jambe
l'encrassement et le durcissement des artères
un petit ressort qui rouvre une artère bouchée
une dérivation posée autour d'une artère bouchée
un stimulateur qui règle le rythme du cœur
une artère anormalement dilatée et fragile
un bruit anormal entendu au cœur
l'artérite des jambes (artères des membres inférieurs bouchées)
l'échographie qui mesure la circulation du sang
Un affolement électrique du cœur qui ne pompe plus le sang : c'est l'arrêt cardiaque, que seul un choc électrique (défibrillateur) peut corriger.
Imagerie & examens Voir tout le thème →
l'imagerie par aimant — images fines des tissus mous
des radios en coupe, empilées par ordinateur
l'image aux rayons X (os, poumons)
une image par ultrasons (comme un sonar)
une imagerie qui repère les cellules très actives (cancers)
le tracé électrique du cœur
l'enregistrement du cœur (ou de la tension) sur 24 h
le tracé électrique du cerveau
la mesure de l'activité des nerfs et des muscles
les épreuves du souffle (l'état des poumons)
la mesure de la solidité des os
l'examen de l'intestin / de l'estomac par caméra
la radio du sein (dépistage)
le prélèvement de dépistage du col de l'utérus
l'examen de la rétine, au fond de l'œil
un prélèvement de tissu pour l'analyser au microscope
Consultation & ordonnance Voir tout le thème →
les antécédents — votre histoire médicale
le traitement
rien à signaler
par la bouche
dans la veine · dans le muscle · sous la peau
sans avoir rien mangé (ni bu, sauf de l'eau)
comprimé · gélule · gouttes
affection de longue durée (maladie chronique prise en charge à 100 %)
contre-indication — quand il ne faut pas prendre un traitement
Symptômes & signes (comptes-rendus) Voir tout le thème →
une fatigue profonde et durable
un essoufflement, une gêne à respirer
une difficulté à avaler
une difficulté ou une douleur à uriner
un mal de tête
des démangeaisons
un gonflement (rétention d'eau dans les tissus)
des fourmillements, des picotements
une perte de connaissance brève (un malaise)
une perte d'appétit
une perte de poids involontaire
cœur trop rapide · cœur trop lent
sentir son cœur battre (fort ou irrégulier)
uriner beaucoup · avoir très soif (signes possibles de diabète)
une petite fièvre (autour de 38 °C)
un ganglion gonflé
une illusion que tout tourne autour de soi
le temps de mauvaise santé d'une vie ; « comprimer la morbidité », c'est le raccourcir — rester bien portant longtemps, et malade seulement brièvement à la fin.
avoir toujours froid, jusqu'aux frissons : le corps a un thermostat à étages ; les causes possibles sont nombreuses (thyroïde, fer, âge, médicaments…) et une partie des différences entre personnes reste inexpliquée.
avoir toujours chaud : thyroïde trop active, ménopause, certains médicaments — mais les sources consultées expliquent mal les différences entre personnes en bonne santé.
Urgences & premiers secours Voir tout le thème →
réanimation cardio-pulmonaire — le massage du cœur (+ bouche-à-bouche)
la position latérale de sécurité — allonger sur le côté
les numéros d'urgence médicale (112 partout en Europe)
le test express de l'AVC : Visage – Bras – Parole – Temps
l'ordre d'examen d'un blessé (respiration, circulation…)
le temps que met l'ongle à reprendre sa couleur quand on le presse (signe de choc)
sels de réhydratation orale — la boisson qui réhydrate en cas de diarrhée
le monoxyde de carbone — un gaz mortel et inodore
N-acétylcystéine — l'antidote du paracétamol
la bande qu'on serre pour arrêter une hémorragie
des taches rouges qui ne s'effacent pas quand on presse (alerte méningite)
une réaction allergique grave, qui peut tuer
une infection qui s'emballe dans tout le corps
la pression artérielle (la tension) — PAS = le chiffre du haut
le pouls · les respirations par minute · l'oxygène du sang
Défibrillateur externe automatisé — l'appareil qui analyse le cœur et délivre un choc en cas d'arrêt cardiaque. Il guide l'utilisateur à la voix.
La bactérie responsable des méningites les plus graves : elle peut tuer en quelques heures, d'où l'urgence absolue devant un purpura.
Le CO — un gaz sans odeur ni couleur, produit par une combustion mal ventilée (chauffage, brasero). Il asphyxie en silence : première cause d'intoxication mortelle.
La NAC — l'antidote du surdosage au paracétamol, efficace surtout dans les premières heures. On la connaît aussi comme fluidifiant bronchique (Fluimucil).
L'amanite phalloïde : le champignon responsable de presque tous les décès par empoisonnement — elle détruit le foie après un délai trompeur de plusieurs heures sans symptôme.
L'extrait de chardon-Marie utilisé à l'hôpital contre l'empoisonnement par l'amanite phalloïde (protège le foie).
Digestion, foie & microbiote Voir tout le thème →
le reflux (remontées acides)
une plaie de l'estomac ou du duodénum
les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
le syndrome de l'intestin irritable
la pullulation bactérienne de l'intestin grêle
l'ensemble des bactéries (surtout intestinales) qui vivent en nous
un microbiote déséquilibré
la partie du microbiote qui recycle les œstrogènes
un intestin devenu « poreux », qui laisse passer ce qu'il devrait retenir
les bonnes bactéries qu'on apporte / ce qui les nourrit
de la graisse installée dans le foie
une inflammation du foie
un foie durci et cicatrisé
des « cailloux » dans la vésicule
de petites poches sur la paroi du côlon
une intolérance au gluten qui abîme l'intestin
la bactérie de l'estomac (souvent en cause dans les ulcères)
mal digérer le sucre du lait
des veines dilatées au niveau de l'anus
l'inflammation de l'appendice (urgence chirurgicale)
Reins & voies urinaires Voir tout le thème →
insuffisance rénale chronique · aiguë (reins qui filtrent mal)
le filtrage artificiel du sang quand les reins lâchent
la douleur violente d'un calcul qui bloque le rein
une infection urinaire (vessie)
l'hypertrophie bénigne de la prostate (prostate grossie avec l'âge)
des fuites urinaires involontaires
des protéines · du sang dans les urines
Os, muscles & articulations Voir tout le thème →
l'usure du cartilage des articulations
une articulation enflammée (chaude, gonflée)
la polyarthrite rhumatoïde — une arthrite auto-immune
des os fragiles et poreux
un début de fragilité osseuse (avant l'ostéoporose)
la densité minérale des os (mesurée à la densitométrie)
les cellules qui construisent l'os / celles qui le démolissent
un tendon enflammé
un disque de la colonne qui déborde et comprime un nerf
des cristaux d'acide urique dans une articulation (très douloureux)
la fonte des muscles avec l'âge
des douleurs diffuses et une fatigue chroniques
Cerveau, nerfs & esprit Voir tout le thème →
la maladie qui efface peu à peu la mémoire
la maladie des tremblements et de la lenteur
la sclérose en plaques — la gaine des nerfs s'abîme
la maladie de Charcot — les muscles se paralysent
des crises dues à des décharges du cerveau
un mal de tête intense, souvent d'un seul côté
des nerfs abîmés (fourmillements, douleurs, engourdissements)
une douleur du nerf sciatique, le long de la jambe
une « attaque » — un vaisseau du cerveau bouché ou rompu
un déclin durable de la mémoire et du jugement
une tristesse et une perte d'élan qui durent
une alternance de phases hautes et basses de l'humeur
des pensées ou gestes répétés, difficiles à contrôler
les séquelles psychiques d'un traumatisme
le trouble de l'attention (avec ou sans hyperactivité)
le messager qui apaise le cerveau
le messager de l'humeur / celui de la motivation
le nettoyage du cerveau, surtout pendant le sommeil
les réserves que le cerveau se constitue par l'apprentissage, la lecture, la curiosité ; elles retardent l'apparition des troubles de mémoire.
une respiration lente qui apaise le cœur et le stress
le grand nerf du calme
Femme & grossesse Voir tout le thème →
l'arrêt des règles · les années de transition juste avant
le syndrome des ovaires polykystiques
de la muqueuse utérine qui pousse hors de l'utérus (douleurs)
une boule bénigne dans la paroi de l'utérus
une poche de liquide sur l'ovaire
une grossesse installée hors de l'utérus (urgence)
l'hémorragie grave après l'accouchement
la date prévue de l'accouchement
l'accouchement par chirurgie
interruption volontaire · médicale de grossesse
fécondation in vitro · aide médicale à la procréation
Peau, yeux & ORL Voir tout le thème →
des plaques irritées qui grattent · des plaques rouges et squameuses
des plaques qui grattent, souvent allergiques
un cancer de la peau (un grain de beauté qui change)
une infection due à un champignon
une réactivation douloureuse du virus de la varicelle
la dégénérescence de la vision liée à l'âge
le cristallin de l'œil qui devient opaque
une pression trop élevée dans l'œil (menace le nerf)
une oreille · un sinus enflammés
des sifflements ou bourdonnements dans l'oreille
nez, gorge et oreilles (oto-rhino-laryngologie)
une infection de la gorge
un saignement de nez
le papillomavirus (verrues, cancer du col de l'utérus)
les infections sexuellement transmissibles
voir flou de loin · voir flou de près (avec l'âge)
l'affaissement de la peau sous le bras (le « bras qui pend »)
le nom courant du bras qui pend — peau relâchée + muscle (triceps) fondu
Un gonflement rapide et profond de la peau et des muqueuses (lèvres, langue, gorge), le plus souvent allergique — dangereux s'il touche la gorge.
Se dit d'une substance qui brûle la peau — certaines huiles essentielles pures (giroflier, cannelle) : à toujours diluer.
Une réaction de la peau au soleil provoquée par une substance (agrumes, millepertuis) : taches ou brûlures si l'on s'expose après application.
L'armoire à pharmacie Voir tout le thème →
les antiacides
les anti-inflammatoires (ibuprofène…)
de puissants anti-inflammatoires (la « cortisone »)
les antibiotiques (contre les bactéries)
des familles d'antidépresseurs
une ancienne famille d'antidépresseurs
des médicaments contre l'hypertension
ralentit le cœur et baisse la tension
des médicaments anticholestérol
des anticoagulants (qui fluidifient le sang)
le premier médicament du diabète de type 2
même molécule, marque différente · le médicament d'origine
la dose et le rythme de prise
un effet secondaire non voulu
Antagoniste des récepteurs de l'angiotensine 2, ou « sartan » (losartan, valsartan) — comme les IEC contre l'hypertension, mais sans la toux.
Anticoagulant oral direct (Xarelto, Eliquis, Pradaxa) — fluidifie le sang comme les AVK, mais sans contrôle sanguin régulier.
Une ancienne famille d'antidépresseurs (amitriptyline, imipramine) — efficace mais dangereuse en cas de surdosage (troubles du rythme cardiaque).
La famille de l'aspirine : des molécules qui fluidifient le sang, calment la douleur et la fièvre. On en trouve aussi dans des plantes (reine-des-prés) et des huiles (gaulthérie).
L'extrait très concentré et parfumé d'une plante, obtenu par distillation. Puissant : à diluer, et à ne jamais avaler sans conseil.
L'eau florale qui reste après la distillation d'une huile essentielle : très douce, utilisable chez l'enfant et sur les yeux.
La « carte d'identité chimique » d'une huile essentielle : deux plantes du même nom peuvent contenir des molécules très différentes — le chémotype dit laquelle domine.
Un remède obtenu en faisant macérer une plante dans de l'alcool, qui en extrait et conserve les principes actifs. Se dose en gouttes.
Un remède obtenu en laissant tremper une plante à froid dans un liquide (huile ou eau) pour en extraire les principes doux.
Faire bouillir une plante (racines, écorces) quelques minutes pour en extraire les principes — au contraire de l'infusion, qu'on laisse simplement tremper.
Un remède ancien à base de miel et de vinaigre (souvent avec des plantes), qui adoucit et extrait à la fois.
La résine dont les abeilles tapissent la ruche pour la stériliser : un antiseptique naturel, surtout pour la gorge et la bouche.
La nourriture de la reine des abeilles, prise comme tonique de vitalité (les preuves restent modestes).
Une pâte de miel dans laquelle on incorpore des poudres de plantes — la plus ancienne façon de prendre un remède.
Se soigner par les plantes — la médecine végétale sous toutes ses formes (tisanes, teintures, macérats, baumes, huiles essentielles). La plus ancienne des pharmacies, dont la médecine moderne a tiré nombre de ses médicaments (aspirine, morphine, quinine).
La branche de la phytothérapie qui utilise les huiles essentielles — les extraits très concentrés et parfumés des plantes, obtenus par distillation. Puissante, donc à manier avec des règles de sécurité strictes.
L'art de connaître, préparer et conseiller les plantes médicinales ; aussi la boutique où l'on trouve plantes sèches, tisanes et préparations.
L'usage des bourgeons et jeunes pousses des arbres (en macérats), réputés concentrer l'énergie de croissance de la plante.
Se soigner avec les hydrolats (les eaux florales de distillation) — la version douce de l'aromathérapie, adaptée aux enfants et aux peaux sensibles.
L'usage médicinal des champignons (reishi, shiitake, cordyceps…), surtout pour soutenir l'immunité.
La méthode qui extrait à la fois les principes solubles dans l'eau et dans l'alcool (macération successive dans les deux) — indispensable pour les champignons médicinaux comme le reishi ou le chaga.
Verser de l'eau chaude sur une plante (fleurs, feuilles) et laisser reposer — la préparation la plus simple. On n'infuse pas les parties dures (racines, écorces) : voir décoction.
Une pâte de plante (fraîche écrasée ou poudre humidifiée) appliquée sur la peau pour soulager localement (contusion, piqûre, abcès).
Une préparation grasse et solide (huile + cire d'abeille) dans laquelle on a fait infuser une plante, à appliquer sur la peau.
Une préparation huileuse liquide à masser sur la peau (par exemple le liniment oléo-calcaire : huile + eau de chaux).
Un extrait de plante conservé dans du sucre ou du miel, agréable à prendre — le classique des préparations pour la gorge.
Une plante FRAÎCHE mise à macérer dans l'alcool. Proche de la teinture-mère, qui, elle, suit un dosage codifié.
La plante entière et l'ensemble de ses composés agissant ensemble, par opposition à une seule molécule isolée — le principe même de la phytothérapie.
La ou les molécules d'une plante responsables de son effet — mais qui agissent rarement seules (voir totum).
Des fibres visqueuses de certaines plantes (guimauve, lin, psyllium) qui gonflent dans l'eau et adoucissent la gorge ou l'intestin.
Des composés astringents des plantes (thé, chêne, ronce) qui resserrent les tissus — utiles sur une diarrhée ou une petite plaie.
Une grande famille de pigments végétaux antioxydants et anti-inflammatoires (agrumes, baies, sarrasin).
Les composés parfumés des plantes, base des huiles essentielles — d'où leur odeur et une partie de leurs effets.
Unités & mesures Voir tout le thème →
deux façons de mesurer le sucre ou le cholestérol — ⚠️ ne pas confondre les chiffres
l'unité de la tension (ex. : 120/80)
battements par minute (le pouls)
unités internationales (dosage de certaines vitamines et médicaments)
microgrammes / nanogrammes par litre — de très petites quantités
l'indice de masse corporelle
les calories
Ayurveda & terrain Voir tout le thème →
le « tempérament » (terrain) en Ayurveda : Vata, Pitta ou Kapha
le « feu digestif » : l'efficacité de la digestion et du métabolisme
les « résidus » d'une digestion incomplète — l'idée rejoint la charge inflammatoire de bas grade
la « vitalité » de fond — proche des idées d'immunité et d'énergie
Allergènes & intolérances Voir tout le thème →
deux choses souvent confondues — l'allergie mobilise le système immunitaire (parfois grave), l'intolérance est une difficulté à digérer (inconfortable, rarement dangereuse)
la protéine du blé, du seigle et de l'orge — mais derrière « le gluten » se cachent trois situations très différentes
deux problèmes distincts qu'on confond sans cesse — l'intolérance au lactose (un sucre mal digéré) et l'allergie aux protéines de lait (une réaction immunitaire)
l'un des allergènes les plus fréquents chez l'enfant — souvent dépassé en grandissant
amande, noisette, noix, cajou, pistache… — à ne pas confondre avec l'arachide, qui est une légumineuse
la cacahuète — une légumineuse, pas un fruit à coque — et l'une des allergies alimentaires les plus sévères
présent bien au-delà du tofu — lécithine, sauces, plats préparés en contiennent souvent
les 14 ingrédients que la loi oblige à signaler sur les étiquettes et les cartes de restaurant
l'épice jaune du curry : une molécule qui calme l'inflammation en essais, mal absorbée seule — le poivre aide, les compléments concentrés ont leurs précautions.
l'épice la mieux étudiée contre les nausées ; les preuves sont plus nettes pour la grossesse que pour la chimiothérapie, et les compléments concentrés demandent de la prudence avec les anticoagulants.
la cannelle sucre le goût sans sucre ; son effet sur la glycémie est contesté, et la cannelle courante (cassia) contient de la coumarine à ne pas dépasser.
l'ail baisse un peu le cholestérol et, chez les personnes à tension élevée, un peu la tension ; les sources consultées ne chiffrent pas le risque de saignement.
les gros mangeurs de piment vivent un peu plus longtemps dans les études d'observation, mais ce n'est pas une preuve : l'effet réel est surtout de relever le plat sans sel.
le cumin donne du goût sans sel ; les essais sur la glycémie sont petits et préliminaires.
curcuma, gingembre, ail, cannelle, piment, safran, poivre, réglisse… : ce qui est solide, ce qui est prometteur, ce qu'on ne peut pas promettre — et les précautions avec les médicaments.
la pipérine du poivre noir aide à absorber le curcuma mais ralentit l'élimination de certains médicaments — surtout démontré en laboratoire.
la réglisse peut faire monter la tension et baisser le potassium, parfois dès 100 mg de glycyrrhizine par jour — à éviter si on est hypertendu.
en cuisine, aucun souci ; l'huile essentielle de girofle est dangereuse pour le foie des enfants si elle est avalée.
dans de petits essais, 30 mg d'extrait de safran par jour ont amélioré les dépressions légères à modérées autant que certains antidépresseurs — mais ce n'est pas la dose de la cuisine.
l'huile de menthe poivrée en capsules gastro-résistantes aide le côlon irritable à court terme ; les effets indésirables sont surtout le reflux et la gêne digestive.
Bon à savoir. Ce décodeur explique les mots, il ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas votre médecin. Un résultat isolé ne veut rien dire seul : c'est l'ensemble, et votre soignant, qui comptent. On décode pour comprendre, jamais pour s'auto-traiter.