IARC · CIRC
le Centre international de recherche sur le cancer, l'agence de l'OMS qui classe les substances selon leur risque : groupe 1 = cancérogène avéré, 2A = probable, 2B = possible.
Les 24 mots de ce thème, expliqués en français courant : ce que c'est, à quoi ça sert, et ce qu'un résultat peut signifier. Cliquez sur un mot dans le sommaire pour y aller directement.
le Centre international de recherche sur le cancer, l'agence de l'OMS qui classe les substances selon leur risque : groupe 1 = cancérogène avéré, 2A = probable, 2B = possible.
des composés formés dans l'intestin à partir des nitrites (charcuterie) ou du fer de la viande rouge ; suspectés de favoriser le cancer colorectal.
sans gravité · cancéreuse
Une tumeur, c'est un amas de cellules qui se multiplient plus que la normale — mais toutes ne sont pas des cancers. Bénigne, elle grossit lentement, reste à sa place et ne se propage pas (fibrome, grain de beauté, lipome) ; on la surveille ou on la retire si elle gêne. Maligne, c'est un cancer : ses cellules envahissent les tissus voisins et peuvent essaimer ailleurs. Le mot « tumeur » ne veut donc pas dire « cancer » à lui seul.
un cancer qui a essaimé ailleurs dans le corps
Une métastase, c'est une colonie qu'un cancer a fondée à distance de son point de départ : des cellules se détachent, voyagent par le sang ou la lymphe et s'installent dans un autre organe (foie, poumon, os…). C'est ce qui rend un cancer plus difficile à traiter, et ce qu'on cherche à empêcher en le prenant tôt. Une métastase garde l'identité du cancer d'origine (un cancer du sein au poumon reste un cancer du sein).
le traitement du cancer par médicaments
La chimiothérapie traite le cancer par des médicaments qui s'attaquent aux cellules qui se divisent vite — d'où son efficacité sur la tumeur, mais aussi ses effets sur d'autres cellules à renouvellement rapide (cheveux, sang, muqueuses). Elle peut viser la guérison, réduire une tumeur avant chirurgie, ou soulager. Les traitements ont beaucoup progressé, avec un bien meilleur contrôle des effets secondaires qu'autrefois.
le traitement du cancer par rayons
La radiothérapie utilise des rayons de haute énergie, dirigés très précisément sur la tumeur, pour détruire ses cellules en épargnant au mieux les tissus autour. Indolore sur le moment, elle se donne en général en petites séances répétées sur plusieurs semaines. C'est un traitement local (contrairement à la chimio, qui agit dans tout le corps), souvent combiné aux autres.
des rayons délivrés de l'intérieur (source implantée)
La curiethérapie est une radiothérapie « de l'intérieur » : au lieu d'irradier de loin, on place une source radioactive au contact ou à l'intérieur même de la tumeur, le temps nécessaire. Cela concentre la dose sur la cible et épargne davantage les tissus voisins. On l'utilise par exemple pour certains cancers de la prostate ou du col de l'utérus.
priver un cancer des hormones qui le nourrissent
Certains cancers (sein, prostate) sont « nourris » par des hormones. L'hormonothérapie consiste à priver la tumeur de ces hormones, en bloquant leur fabrication ou leur action, pour freiner sa croissance. Ce n'est pas une chimiothérapie : les traitements, souvent pris longtemps, ont leurs propres effets (bouffées de chaleur, os, humeur), mais changent nettement le pronostic de ces cancers.
le cancer n'est plus détectable
La rémission, c'est quand le cancer n'est plus détectable par les examens après traitement — les signes ont disparu. Ce n'est pas tout à fait le mot « guérison » : on parle d'abord de rémission car des cellules pourraient rester indétectables, d'où la surveillance des années suivantes. Plus la rémission dure, plus la probabilité de guérison définitive est grande.
une substance dosée dans le sang pour suivre un cancer
Un marqueur tumoral est une substance, dosée dans le sang, que certains cancers produisent — utile surtout pour suivre l'évolution d'un cancer connu et vérifier qu'un traitement marche. En revanche, il fait un mauvais outil de dépistage à lui seul : il peut être élevé sans cancer, ou normal malgré un cancer. On l'interprète toujours dans son contexte, jamais isolément.
le premier relais lymphatique — on vérifie s'il est atteint
Le ganglion sentinelle est le premier « poste de garde » vers lequel se draine la lymphe d'une tumeur — donc le premier endroit où des cellules cancéreuses risqueraient de s'arrêter. En l'analysant, le chirurgien sait s'il faut retirer davantage de ganglions, ce qui évite des curages inutiles et leurs séquelles (gros bras, par exemple). Une avancée importante, notamment dans le cancer du sein.
un cancer d'un revêtement · une tumeur bénigne d'une glande
Un carcinome est un cancer né d'un tissu de revêtement — la peau, ou la paroi d'un organe (sein, poumon, côlon, prostate) ; c'est le type de cancer le plus fréquent. Un adénome, lui, est une tumeur bénigne d'une glande (thyroïde, côlon, hypophyse). Les mots se ressemblent mais l'enjeu diffère : « -carcinome » signale le cancer, « -adénome » une tumeur bénigne, qui peut parfois évoluer, d'où la surveillance.
un cancer du sang · un cancer des ganglions
Leucémie et lymphome sont des cancers du système sanguin. La leucémie naît dans la moelle osseuse, l'usine à cellules du sang, qui se met à produire des globules blancs anormaux ; le lymphome se développe dans les ganglions et le tissu lymphatique. Certains sont d'évolution lente, d'autres rapides, et beaucoup se traitent aujourd'hui bien, parfois jusqu'à la guérison.
une excroissance (souvent bénigne) · des cellules anormales à surveiller
Un polype est une petite excroissance qui pousse sur une muqueuse, par exemple dans le côlon. La plupart sont bénins — mais certains peuvent, avec les années, évoluer vers un cancer, d'où l'intérêt de les retirer lors d'une coloscopie. La dysplasie désigne des cellules devenues anormales sans être (encore) cancéreuses : un stade intermédiaire qu'on surveille ou qu'on traite pour ne pas laisser la marche se franchir.
le code de l'étendue d'un cancer (Tumeur, ganglions [N], Métastases)
Le TNM est le langage commun qui décrit l'étendue d'un cancer, en trois lettres : T pour la taille de la tumeur, N pour l'atteinte des ganglions (nodes en anglais), M pour la présence de métastases. Combinés, ils donnent le « stade » du cancer, qui guide traitement et pronostic. C'est une carte de situation, pas un jugement définitif : chaque cas reste particulier.
un cancer encore localisé, qui n'a pas franchi la barrière
Un cancer « in situ » est encore tout à fait localisé : les cellules anormales sont là mais n'ont pas franchi la fine barrière qui les sépare des tissus voisins — elles ne peuvent donc pas encore essaimer. C'est le stade le plus précoce et le plus favorable, où le traitement est le plus simple et les chances de guérison maximales. C'est précisément ce que cherchent les dépistages.
les soins de confort quand la guérison n'est plus l'objectif
Les soins palliatifs sont l'ensemble des soins qui visent le confort et la qualité de vie quand la guérison n'est plus l'objectif : soulager la douleur et les autres symptômes, accompagner la personne et ses proches. Ce n'est ni « abandonner » ni « la fin dans les jours qui viennent » : on peut en bénéficier tôt, en même temps que d'autres traitements. Leur but est d'ajouter de la vie aux jours, pas seulement des jours à la vie.
un marqueur suivi après certains cancers
L'ACE, ou CEA en anglais, est une protéine fabriquée en petite quantité par l'organisme. Son taux monte dans certains cancers, surtout de l'intestin, mais aussi dans d'autres situations sans cancer, comme chez les fumeurs. On le dose surtout pour suivre un cancer déjà connu, jamais pour en poser le diagnostic. Voir aussi la fiche Marqueur tumoral.
un marqueur suivi dans certains cancers de l'ovaire
Le CA 125 est une protéine dosée surtout pour suivre l'évolution de certains cancers de l'ovaire. Il peut aussi monter dans d'autres situations bénignes : règles, endométriose, kystes, inflammation. Il ne sert donc pas à dépister un cancer chez une personne sans symptôme. Voir aussi la fiche Marqueur tumoral.
un marqueur de suivi du cancer du sein
Le CA 15-3 est une protéine dosée pour suivre un cancer du sein déjà diagnostiqué et traité. Il ne sert pas à dépister ni à poser un diagnostic : il peut aussi varier dans des situations sans cancer. Voir aussi la fiche Marqueur tumoral.
un marqueur suivi dans les cancers du pancréas et des voies digestives
Le CA 19-9, aussi appelé CA 195 selon le laboratoire, est une protéine dosée pour suivre certains cancers du pancréas et des voies biliaires. Il peut monter pour des raisons sans cancer, comme une obstruction des voies biliaires. Il n'est pas un test de dépistage. Voir aussi la fiche Marqueur tumoral.
un marqueur suivi dans certaines tumeurs
La NSE est une enzyme présente dans les cellules nerveuses et dans certaines cellules de tumeurs. On la dose pour suivre certains types de cancers du poumon et certaines tumeurs de l'enfant. Elle peut aussi monter à cause d'autres causes : une prise de sang abîmée par un globule rouge détruit, par exemple. Voir aussi la fiche Marqueur tumoral.
des marqueurs suivis dans certaines tumeurs
Le TPA (tissue polypeptide antigen) et le SCC (squamous cell carcinoma antigen) sont deux protéines dosées pour suivre certaines tumeurs, notamment du col de l'utérus, de la tête et du cou, de l'œsophage ou du poumon. Comme les autres marqueurs tumoraux, ils servent au suivi, pas au diagnostic. Voir aussi la fiche Marqueur tumoral.
un marqueur de suivi du cancer du sein
Le CA 549 est un marqueur proche du CA 15-3, dosé dans le suivi de certains cancers du sein. Il est peu utilisé aujourd'hui. Voir aussi la fiche Marqueur tumoral.