HCA (amines hétérocycliques)
des composés qui se forment à la surface des viandes et poissons grillés ou saisis à haute température ; suspectés de favoriser le cancer. On les limite en marinant et en cuisant plus doucement.
Les 14 mots de ce thème, expliqués en français courant : ce que c'est, à quoi ça sert, et ce qu'un résultat peut signifier. Cliquez sur un mot dans le sommaire pour y aller directement.
des composés qui se forment à la surface des viandes et poissons grillés ou saisis à haute température ; suspectés de favoriser le cancer. On les limite en marinant et en cuisant plus doucement.
des composés déposés par la fumée quand le gras tombe sur les braises (barbecue) ; suspectés cancérogènes. On les évite en empêchant le gras de brûler.
d'anciens polluants industriels, interdits mais très persistants, qui s'accumulent dans les graisses animales — surtout les poissons gras d'élevage.
des polluants persistants issus de la combustion et de l'industrie, stockés dans les graisses ; présents à l'état de traces dans certaines graisses animales.
des sels ajoutés à la charcuterie pour la conserver et la garder rose ; à l'origine de composés (les N-nitrosés) suspectés dans le cancer du côlon.
la charge glycémique (≤ 10 basse · 11-19 modérée · ≥ 20 élevée)
La charge glycémique mesure l'effet réel d'une portion d'aliment sur la glycémie, car elle tient compte de deux choses : la qualité du sucre (son index glycémique) ET la quantité réellement présente dans l'assiette. Un aliment à index élevé mais consommé en petite quantité peut avoir une charge basse, et inversement. Repères : ≤ 10 basse, 11-19 modérée, ≥ 20 élevée. C'est un guide plus juste que l'index seul pour composer un repas.
l'index glycémique
L'index glycémique classe les aliments selon la vitesse à laquelle leur sucre passe dans le sang, par rapport à un sucre de référence : élevé = pic rapide, bas = montée lente et douce. Utile, mais incomplet à lui seul, car il ne dit rien de la quantité mangée — c'est là qu'intervient la charge glycémique. La cuisson, la maturité et l'accompagnement (fibres, gras, protéines, vinaigre) modifient l'index réel d'un plat.
des contaminants (plastiques, emballages, poêles antiadhésives)
Le BPA (bisphénol A) et les PFAS (« polluants éternels ») sont des substances issues des plastiques, emballages, revêtements et de certaines poêles antiadhésives, qui peuvent migrer dans les aliments. On les soupçonne de perturber le système hormonal, surtout à faible dose répétée sur le long terme. Sans virer à l'obsession, on limite l'exposition : éviter de chauffer les plastiques, préférer verre et inox, se méfier des antiadhésifs rayés.
les molécules qui neutralisent les radicaux libres et freinent la « rouille » interne ; beaucoup viennent des fruits, légumes, épices et thé.
la vitamine qui aide le calcium à se fixer dans les os plutôt que dans les artères ; surtout sous sa forme K2.
La vitamine K sert à la coagulation du sang et, surtout sous sa forme K2, à aiguiller le calcium vers les os plutôt que vers les artères. On la trouve dans les légumes verts (K1) et les aliments fermentés (K2). Un point d'attention : elle interfère avec les anticoagulants de type AVK, dont elle contrarie l'action — d'où l'importance, sous ce traitement, d'apports réguliers plutôt qu'en dents de scie.
le minéral bâtisseur des os et des dents ; avec l'âge, surtout après la ménopause, l'os en perd — d'où le risque d'ostéoporose.
Le calcium est le minéral qui bâtit et entretient les os et les dents, et qui sert aussi aux nerfs et aux muscles. Avec l'âge, surtout après la ménopause, l'os en perd plus qu'il n'en gagne, d'où le risque d'ostéoporose. Mais l'apporter ne suffit pas : il faut de la vitamine D pour l'absorber, de la vitamine K2 pour le fixer au bon endroit, et surtout des muscles actifs qui sollicitent l'os. Les aliments valent mieux que les compléments pris à l'aveugle.
de bonnes graisses (poissons gras, noix, lin, colza) qui apaisent l'inflammation ; nos assiettes modernes en manquent, au profit des oméga-6.
la fibre qui forme un gel dans l'intestin — celle qui agit vraiment sur le cholestérol, la glycémie et le microbiote (avoine, psyllium, légumineuses, pomme)
Toutes les fibres ne se valent pas. Les fibres solubles se dissolvent dans l'eau et forment un gel visqueux dans l'intestin — et c'est ce gel qui fait le travail « santé » : il ralentit l'absorption du sucre (glycémie plus calme), capte une partie du cholestérol (LDL en baisse) et nourrit le microbiote, qui les fermente en acides gras à chaîne courte (comme le butyrate), aux effets anti-inflammatoires. Les fibres insolubles, elles, ajoutent surtout du volume et facilitent le transit.
On les trouve surtout dans l'avoine et l'orge (le bêta-glucane), le psyllium blond (le plus concentré), les légumineuses, la pomme et les agrumes (la pectine), les graines de chia et de lin.
Le repère change selon ce qu'on vise :
| Objectif | Fibres clés | Repère |
|---|---|---|
| Cholestérol (LDL ↓) | psyllium, avoine (β-glucane), légumineuses | ≈ 5-12 g soluble/jour · LDL −15 à −25 % |
| Glycémie (pic aplati) | psyllium avant les repas, légumineuses, chia | pic après repas −20 à −30 % |
| Transit | psyllium + eau, lin moulu, légumineuses | 240 ml d'eau par c. à café de psyllium |
| Microbiote (CRP ↓) | légumineuses variées, avoine, chia/lin | varier les sources ; diversité ↑ |
Ces repères sont indicatifs ; le détail des protocoles — doses, progression sur douze semaines, précautions — est développé dans *Le Guide des Fibres Solubles*. Deux prudences : le psyllium se prend toujours avec beaucoup d'eau, et les fibres solubles peuvent ralentir l'absorption de certains médicaments — on espace alors les prises de deux heures.
Ce qui change vraiment la glycémie d'une tartine, dans l'ordre : d'abord le TYPE de pain (le seigle et le levain sont doux, la baguette et — surprise — le complet le sont beaucoup moins), loin devant le fait de le griller ou de le rassir (effet léger), et le beurre, qui aplatit le pic sans changer la charge.
Toutes les tartines ne pèsent pas pareil sur la glycémie, et le plus gros levier est le moins connu.
Le type de pain — de loin le principal. L'index glycémique (IG, la vitesse à laquelle le pain fait monter le sucre) varie énormément d'un pain à l'autre. Deux idées fausses à corriger : « complet » ne veut pas dire « doux » — une farine complète moulue fin garde un IG élevé (68) ; et le seigle et le levain ne sont pas des rivaux, mais deux leviers différents qui se combinent.Seigle et levain : deux effets, un champion. Le seigle apporte des fibres solubles (les pentosanes) qui forment un gel et freinent le sucre. Le levain apporte la fermentation : ses acides lactique et acétique ralentissent la digestion de l'amidon et abaissent l'IG de 20 à 30 % par rapport au même pain fait à la levure industrielle. Pris séparément, un pain de seigle (IG ~50) et un pain au levain de blé (IG ~54) sont très proches — le classement dépend du pain. Mais celui qui réunit les deux, le pain de seigle au levain, descend le plus bas (IG 35-45). C'est le meilleur choix.| Pain (2 tranches ≈ 50 g) | IG | Charge (CG) | |
|---|---|---|---|
| Pain de seigle au levain | ~40 | 8,4 | le champion (les deux leviers) |
| Pain de seigle | 50 | 10,5 | très bon (fibres solubles) |
| Pain au levain (blé) | 54 | 13,0 | très bon (fermentation) |
| Pain complet | 68 | 15,0 | plus fort qu'on croit |
| Biscottes | 70 | 16,8 | fort |
| Baguette (pain blanc) | 72 | 19,4 | le plus fort |