Le Décodeur santé · thème

Le bilan sanguin & les analyses : tous les mots expliqués

Les 77 mots de ce thème, expliqués en français courant : ce que c'est, à quoi ça sert, et ce qu'un résultat peut signifier. Cliquez sur un mot dans le sommaire pour y aller directement.

CRP · hs-CRP

le marqueur de l'inflammation dans le sang (la « ultrasensible » est plus fine)

La CRP est une protéine que le foie fabrique dès qu'il y a de l'inflammation quelque part — une infection, une blessure, une maladie chronique. C'est un signal d'alarme non spécifique : il dit qu'il y a du feu, pas où. La version « ultrasensible » (hs-CRP) lit des niveaux très bas et sert surtout à estimer le risque cardiovasculaire, car une inflammation sourde et durable abîme les artères. Une CRP qui grimpe le temps d'un rhume n'a rien d'inquiétant ; c'est une CRP légèrement élevée en permanence, sans infection, qui parle du terrain.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

VS

vitesse de sédimentation — un ancien marqueur d'inflammation

La vitesse de sédimentation mesure la rapidité avec laquelle les globules rouges tombent au fond d'un tube en une heure : quand il y a de l'inflammation, ils s'agglutinent et descendent plus vite. C'est un marqueur ancien, plus lent à réagir et moins précis que la CRP, mais encore utile pour certaines maladies inflammatoires. Il monte aussi avec l'âge, l'anémie ou la grossesse sans que ce soit un problème — d'où l'intérêt de le lire avec le reste.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

NFS

le comptage des cellules du sang (numération formule sanguine)

La numération formule sanguine compte les trois grandes familles de cellules du sang : globules rouges (l'oxygène), globules blancs (la défense) et plaquettes (qui colmatent les saignements). C'est l'examen de débrouillage le plus courant : une photographie d'ensemble qui oriente vers d'autres recherches si un compte sort des clous. Un seul chiffre un peu haut ou bas est fréquent, et souvent sans gravité.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Hb (hémoglobine)

le pigment qui transporte l'oxygène ; bas = anémie

L'hémoglobine est le pigment rouge, à l'intérieur des globules rouges, qui capte l'oxygène dans les poumons et le livre partout. Basse, on parle d'anémie : moins d'oxygène distribué, d'où la fatigue, l'essoufflement, la pâleur. Les causes sont multiples — manque de fer, de vitamines, saignement, maladie chronique — et c'est la cause qu'on cherche, pas seulement le chiffre. Trop haute, elle évoque un manque d'oxygène chronique ou une simple déshydratation.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Ht (hématocrite)

la part de globules rouges dans le sang

L'hématocrite, c'est la part du sang occupée par les globules rouges, le reste étant surtout du liquide (le plasma). Il varie avec l'hémoglobine et raconte à peu près la même histoire. Attention au piège : une déshydratation le fait monter (le sang est plus « concentré ») et un excès de liquide le fait baisser, sans que le nombre de globules ait vraiment changé.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

GR · GB

globules rouges (oxygène) · globules blancs (défense)

Les globules rouges transportent l'oxygène ; les globules blancs forment l'armée de défense contre les infections. Leur nombre monte ou descend selon ce que traverse le corps : les blancs grimpent lors d'une infection ou d'un stress, et baissent parfois avec certains traitements. Ce sont des ordres de grandeur à lire ensemble, jamais un chiffre isolé.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Plaquettes

les cellules qui colmatent les saignements

Les plaquettes sont de minuscules cellules qui se collent les unes aux autres pour boucher une plaie et arrêter un saignement. Trop peu, on saigne et on marque (bleus) facilement ; trop, le sang a tendance à coaguler. Elles montent temporairement après une inflammation ou une infection puis redescendent seules : un chiffre un peu élevé sur une prise de sang n'est pas forcément un souci.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

VGM

la taille moyenne des globules rouges

Le volume globulaire moyen dit si les globules rouges sont, en moyenne, petits, normaux ou gros. C'est un indice précieux en cas d'anémie : des globules trop petits orientent vers un manque de fer, des globules trop gros vers un manque de vitamine B12 ou de folates (ou un excès d'alcool). Il ne diagnostique rien seul, mais il montre la direction à creuser.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Ferritine

les réserves de fer du corps

La ferritine est la protéine qui stocke le fer : elle reflète les réserves. Basse, elle signe un manque de fer avant même l'anémie — un signal précoce, très utile. Mais c'est aussi une protéine de l'inflammation : elle peut être faussement haute quand le corps est enflammé et masquer un vrai manque de fer. On l'interprète donc toujours avec la CRP.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Glycémie

le taux de sucre dans le sang

La glycémie, c'est le taux de sucre (glucose) dans le sang au moment de la prise, en général à jeun. Le corps le maintient dans une fourchette étroite grâce à l'insuline. Répétée au-dessus des seuils, une glycémie à jeun oriente vers un prédiabète ou un diabète. Un seul chiffre un peu haut, après une nuit courte ou un stress, ne suffit pas à conclure : on confirme, et on complète avec l'HbA1c.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

HbA1c

le sucre moyen des trois derniers mois

L'hémoglobine glyquée (HbA1c) mesure la part de sucre « collée » aux globules rouges. Comme ces cellules vivent environ trois mois, elle donne la moyenne du sucre sur cette période, sans être trompée par le repas de la veille. Elle sert à deux choses : aider à poser le diagnostic d'un diabète, et suivre son équilibre dans la durée chez une personne qui en est atteinte.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

HOMA-IR

l'indice de résistance à l'insuline

Le HOMA-IR est un calcul, à partir de la glycémie et de l'insuline à jeun, qui estime la résistance à l'insuline : la difficulté croissante du corps à faire entrer le sucre dans les cellules. C'est souvent le tout premier signe d'un terrain qui dérive, des années avant que la glycémie ne bouge. Il n'est pas dosé en routine, mais il éclaire le terrain métabolique.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Cholestérol · LDL · HDL

le total · le « mauvais » · le « bon »

Le bilan lipidique distingue le cholestérol total, le LDL (dit « mauvais », qui dépose dans les artères) et le HDL (dit « bon », qui ramène le cholestérol vers le foie). Le cholestérol n'est pas un poison : le corps en a besoin. Mais un excès de particules LDL, sur la durée, encrasse les artères. Le chiffre à suivre de près est le LDL, à mettre en balance avec le risque cardiovasculaire global, pas isolément.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Triglycérides

les graisses de réserve qui circulent dans le sang

Les triglycérides sont les graisses de réserve qui circulent dans le sang, largement fabriquées à partir du sucre et de l'alcool en excès — pas seulement du gras alimentaire. Élevés, ils accompagnent souvent un terrain de résistance à l'insuline et un tour de taille qui grimpe. Ils se dosent à jeun, car un repas récent les fait bondir.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

ApoB

le décompte des particules qui encrassent les artères

L'ApoB compte le nombre réel de particules « encrassantes » du sang : chaque particule qui dépose dans les artères en porte exactement une. Deux personnes peuvent afficher le même LDL avec un nombre de particules très différent — et l'ApoB colle alors mieux au risque réel. C'est un dosage de plus en plus recommandé quand le bilan lipidique est ambigu.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Lp(a)

une particule de cholestérol à risque, en partie héréditaire

La Lp(a) est une forme particulière de cholestérol, fixée surtout par l'hérédité : on naît avec un niveau plutôt haut ou bas, et l'alimentation n'y change presque rien. Élevée, elle ajoute un risque cardiovasculaire indépendant. On la dose en général une fois dans sa vie ; si elle est haute, on agit d'autant plus sur tous les autres facteurs que l'on peut, eux, modifier.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

ALAT · ASAT · GGT · PAL

les enzymes qui signalent l'état du foie

Ce sont les enzymes du foie et des voies biliaires : quand les cellules du foie souffrent ou qu'un canal se bouche, elles fuient dans le sang et montent. L'ALAT est la plus spécifique du foie ; la GGT réagit à l'alcool et à certains médicaments ; la PAL parle des voies biliaires — et aussi des os. Une élévation modérée est fréquente (foie gras, médicament, un verre de trop) et se recontrôle simplement à distance.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Bilirubine

un pigment du foie (jaunisse quand il monte)

La bilirubine est un pigment jaune issu du recyclage des vieux globules rouges ; le foie la traite et l'élimine. Quand elle s'accumule, la peau et le blanc des yeux jaunissent. Une bilirubine un peu haute est parfois totalement bénigne (le syndrome de Gilbert, très courant et sans conséquence) ; ailleurs elle pointe le foie ou une destruction de globules rouges. C'est le contexte qui tranche.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Créatinine · DFG

un déchet des reins, et leur débit de filtration (leur état)

La créatinine est un déchet produit par les muscles, filtré en continu par les reins. À partir d'elle, un calcul donne le DFG, le « débit de filtration » — la vraie mesure de l'état des reins : un DFG qui baisse dit qu'ils filtrent moins bien. La créatinine dépend aussi de la masse musculaire : naturellement plus haute chez les personnes très musclées, plus basse chez les personnes âgées ou frêles.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Urée

un déchet filtré par les reins

L'urée est un déchet issu de la dégradation des protéines, éliminé par les reins. Elle suit en partie leur fonction, mais varie beaucoup avec l'alimentation (un repas très protéiné), la déshydratation et l'état général. Moins fidèle que la créatinine pour juger les reins, elle complète le tableau plutôt qu'elle ne le résume.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Ionogramme

le dosage des sels du sang (sodium, potassium, chlore…)

L'ionogramme dose les sels minéraux dissous dans le sang — sodium, potassium, chlore, bicarbonates — qui gouvernent l'équilibre de l'eau, les nerfs et le cœur. Ce sont des valeurs tenues dans une fourchette très étroite : de petits écarts peuvent compter. Il éclaire l'hydratation, les reins, l'effet de certains traitements (diurétiques) et l'équilibre acide-base.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Natrémie · kaliémie · calcémie

le taux de sodium · de potassium · de calcium

Ce sont les taux de sodium (natrémie), de potassium (kaliémie) et de calcium (calcémie). Le potassium est particulièrement surveillé : trop bas ou trop haut, il dérègle le rythme du cœur — d'où la prudence avec les compléments et certains médicaments de la tension. Le sodium reflète surtout l'équilibre de l'eau, plus que le sel mangé. Le calcium, lui, touche les os, les nerfs et les muscles.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

TP · TCA · INR

les tests de coagulation (la fluidité du sang)

Ces tests mesurent la vitesse à laquelle le sang coagule. L'INR est la valeur suivie chez les personnes sous anticoagulant : trop bas, le sang coagule trop (risque de caillot) ; trop haut, il coagule trop peu (risque de saignement) — d'où les contrôles réguliers pour rester dans la bonne fenêtre. Le TP et le TCA explorent les différentes étapes de la coagulation.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

D-dimères

un test qui cherche la trace d'un caillot

Les D-dimères sont des fragments laissés quand un caillot se forme puis se dissout. Le test vaut surtout par son côté rassurant : un résultat négatif rend une phlébite ou une embolie très peu probables. À l'inverse, un résultat positif n'est pas une preuve — il monte aussi avec l'âge, une infection, une chirurgie, une grossesse — et impose d'autres examens pour trancher.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Troponine

l'enzyme qui signale une souffrance du cœur (infarctus)

La troponine est une protéine du muscle cardiaque. Quand une partie du cœur est privée d'oxygène et souffre — un infarctus — elle est libérée dans le sang. C'est le test clé aux urgences devant une douleur de poitrine, dosé puis redosé pour voir s'il monte. De très fines élévations existent dans d'autres situations : c'est la cinétique et le contexte qui font le diagnostic, jamais un chiffre seul.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

BNP

l'hormone qui signale que le cœur peine (insuffisance cardiaque)

Le BNP (et son cousin le NT-proBNP) est une hormone libérée par le cœur quand ses parois sont étirées, sous tension — typiquement dans l'insuffisance cardiaque, quand la pompe peine. Utile devant un essoufflement : bas, il rend l'insuffisance cardiaque peu probable. Il monte aussi avec l'âge et quand les reins fonctionnent moins bien.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

PSA

le marqueur de la prostate

Le PSA est une protéine produite par la prostate. Il monte avec le cancer de la prostate, mais aussi avec l'âge, une simple hypertrophie bénigne, une infection, ou même après un long trajet à vélo. Un PSA élevé n'est donc pas synonyme de cancer : c'est un signal qui ouvre une discussion et parfois d'autres examens, à peser avec le patient — le dépistage a des avantages et des inconvénients réels.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

βhCG

l'hormone de grossesse (le test de grossesse)

L'hormone βhCG est produite pendant la grossesse : c'est elle que détectent les tests urinaires, et son dosage sanguin est plus précoce et chiffrable. Son évolution — elle double à peu près tous les deux jours en début de grossesse — renseigne sur le bon déroulement. En dehors de la grossesse, elle sert de marqueur dans de rares situations.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

CPK

une enzyme des muscles (monte quand un muscle souffre)

La CPK est une enzyme des muscles ; elle grimpe quand des fibres musculaires sont abîmées — après un gros effort, une chute, une injection, ou sous l'effet de certains médicaments (dont les statines, chez de rares personnes). Une CPK très élevée avec des urines foncées et des douleurs impose une prise en charge. Un chiffre modérément haut au lendemain d'une séance de sport intense n'a rien d'alarmant.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

MTHFR

un gène qui aide à activer la vitamine B9 (folates) et à recycler l'homocystéine

Le MTHFR est un gène qui fabrique une enzyme chargée d'activer les folates (la vitamine B9) et de recycler l'homocystéine, un acide aminé qui devient toxique pour les vaisseaux quand il s'accumule. Environ 40 % de la population porte une variante qui ralentit cette enzyme : chez ces personnes, la B9 ordinaire est moins bien transformée, et un simple apport en folate déjà actif (méthylfolate) suffit souvent à corriger le tir. Ce n'est pas une maladie, mais une nuance utile quand l'homocystéine est élevée.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Vitamine D (25-OH-D)

le taux de vitamine D dans le sang

On dose la forme de réserve de la vitamine D (la 25-OH-D), reflet des stocks. Elle vient surtout du soleil sur la peau, très peu de l'alimentation — d'où des taux souvent bas l'hiver sous nos latitudes. Elle sert aux os, aux muscles et à l'immunité. Le seuil « idéal » fait débat : l'important est d'éviter les vrais déficits, pas de courir après un chiffre maximal.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Vitamine B12 · folates (B9)

deux vitamines clés du sang et des nerfs

La vitamine B12 et les folates (B9) sont indispensables à la fabrication des globules rouges et au bon fonctionnement des nerfs. Un manque donne une anémie à gros globules (voir VGM) et, pour la B12, des troubles neurologiques parfois sournois. Les personnes âgées, végétariennes ou véganes, et celles sous certains médicaments de l'estomac sont plus exposées au manque de B12.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Acide urique (uricémie)

un déchet ; trop élevé = risque de goutte

L'acide urique est un déchet issu de la dégradation des « purines » (présentes dans certaines viandes, abats, alcool, et fabriquées aussi par le corps). En excès, il cristallise dans une articulation et déclenche une crise de goutte, très douloureuse. Beaucoup de gens ont un acide urique un peu haut sans jamais faire de crise : on ne traite pas un chiffre, on traite des crises ou des situations à risque.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Albumine

la principale protéine du sang (nutrition, foie)

L'albumine est la protéine la plus abondante du sang ; le foie la fabrique, elle retient l'eau dans les vaisseaux et transporte de nombreuses substances. Basse, elle peut refléter une dénutrition, une maladie du foie, une fuite par les reins ou une inflammation prolongée. C'est un bon indicateur de l'état général, à lire avec le contexte.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

ECBU

l'examen des urines qui recherche une infection

L'examen cytobactériologique des urines cherche des bactéries et des globules blancs dans les urines, pour confirmer une infection urinaire et identifier le microbe en cause — ce qui guide l'antibiotique s'il en faut un. Trouver quelques bactéries sans aucun symptôme ne veut pas toujours dire qu'il faut traiter, en particulier chez la personne âgée.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Microalbuminurie

un peu d'albumine dans les urines — alerte précoce des reins

La microalbuminurie détecte de toutes petites quantités d'albumine qui passent dans les urines — trop fines pour une bandelette ordinaire. C'est une alerte précoce : le filtre des reins commence à fuir, souvent avant tout autre signe, notamment chez les personnes diabétiques ou hypertendues. Repérée tôt, elle laisse le temps d'agir quand les reins sont encore protégeables.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Sérologie

une recherche d'anticorps (a-t-on déjà rencontré tel microbe ?)

Une sérologie cherche dans le sang les anticorps dirigés contre un microbe précis — la trace laissée par une rencontre passée ou une vaccination. Elle répond à « a-t-on déjà croisé ce virus ou cette bactérie, et est-on protégé ? » plutôt qu'à « est-on malade maintenant ». Le type d'anticorps, récents ou anciens, précise si l'infection est fraîche ou ancienne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Groupe · Rhésus

votre groupe sanguin (A, B, O) et le facteur Rhésus (+ ou −)

Votre groupe sanguin (A, B, AB ou O) et votre Rhésus (positif ou négatif) décrivent des marqueurs à la surface de vos globules rouges. Ils sont essentiels avant une transfusion et pendant une grossesse (le Rhésus de la mère et de l'enfant peut poser question). C'est une donnée fixe, valable à vie.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

LDH

une enzyme présente partout ; monte quand des cellules souffrent

La LDH est une enzyme présente dans presque toutes les cellules ; quand des cellules sont détruites, où que ce soit, elle fuit dans le sang. Très peu spécifique, elle monte dans des situations très variées — destruction de globules rouges, atteinte d'un organe, certaines maladies. Elle sert d'indice général de « souffrance cellulaire », toujours à interpréter avec le reste du bilan.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Leucocytes (globules blancs)

les soldats du sang — leur nombre monte quand le corps se défend contre une infection

Les leucocytes, ou globules blancs, sont les cellules de défense de l'organisme. La numération normale se situe autour de 4 000 à 10 000 par millimètre cube. Un chiffre élevé (hyperleucocytose) accompagne le plus souvent une infection ou une inflammation ; un chiffre bas (leucopénie) peut suivre une infection virale, certains médicaments ou une atteinte de la moelle osseuse.

Ce qui compte autant que le total, c'est la formule — la répartition entre les familles : les neutrophiles montent surtout avec les infections bactériennes, les lymphocytes avec les infections virales, les éosinophiles avec les allergies et les parasites, les monocytes lors d'infections qui durent. C'est pourquoi le médecin lit toujours le nombre et la formule ensemble, jamais un chiffre seul.

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Fibrinogène

la protéine qui fait coaguler le sang — et, au passage, un marqueur d'inflammation

Le fibrinogène est une protéine fabriquée par le foie, indispensable à la coagulation : c'est elle qui, en se transformant en fibrine, forme le caillot qui arrête un saignement. La valeur normale va d'environ 2 à 4 grammes par litre.

Comme la CRP, le fibrinogène augmente en cas d'inflammation — c'est une « protéine de la phase aiguë ». Un taux élevé signe donc souvent une inflammation ou une infection, et contribue à un sang plus « épais » (facteur de risque de thrombose). Un taux bas est plus rare : il évoque une atteinte du foie (qui ne le fabrique plus assez) ou une consommation excessive lors d'un trouble de la coagulation. On l'interprète toujours avec la CRP et le contexte.

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Gamma-GT (GGT)

l'enzyme du foie qui grimpe surtout avec l'alcool et les voies biliaires bouchées

La gamma-glutamyl-transférase (gamma-GT ou GGT) est une enzyme présente surtout dans le foie et les voies biliaires. La normale est en général inférieure à 40-60 unités par litre selon les laboratoires.

Elle a une particularité utile : elle est très sensible à l'alcool et aux médicaments qui « travaillent » le foie, et elle monte quand les voies biliaires sont gênées (calcul, cholestase). Une gamma-GT isolément élevée, sans autre anomalie, oriente donc souvent vers l'alcool ou un médicament, plus rarement vers un foie gras. Associée à une hausse des phosphatases alcalines, elle pointe vers les voies biliaires. Elle fait partie du bilan hépatique, à côté des transaminases (ALAT, ASAT) — voir l'entrée « enzymes du foie ».

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

DFG · clairance de la créatinine

la vitesse à laquelle vos reins filtrent le sang — le vrai indicateur de la fonction rénale

Le débit de filtration glomérulaire (DFG), estimé à partir de la clairance de la créatinine, mesure la quantité de sang que les reins nettoient chaque minute. C'est le meilleur indicateur de la fonction rénale — bien plus parlant que la créatinine seule, car il tient compte de l'âge, du sexe et parfois du poids (formules CKD-EPI ou MDRD).

Un DFG supérieur à 90 ml/min est normal. En dessous de 60 de façon durable, on parle d'insuffisance rénale chronique, classée en stades de gravité croissante. C'est pourquoi deux personnes avec la même créatinine peuvent avoir une fonction rénale très différente : une personne âgée et menue « filtre » moins qu'un jeune costaud à créatinine égale. On surveille le DFG dans le temps plutôt qu'un chiffre isolé.

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Bicarbonates (réserve alcaline)

le tampon qui garde le sang ni trop acide ni trop alcalin

Les bicarbonates (parfois notés CO2 total ou « réserve alcaline » sur l'ionogramme) sont le principal tampon du sang : ils maintiennent son acidité dans une fourchette étroite, vitale pour le fonctionnement des cellules. La normale se situe autour de 22 à 29 millimoles par litre.

Un taux bas traduit une acidose (sang trop acide) — diarrhée importante, atteinte rénale, diabète déséquilibré. Un taux élevé traduit une alcalose — vomissements prolongés, certains diurétiques. C'est un poste discret de l'ionogramme, mais il éclaire l'équilibre acide-base et le travail des reins et des poumons pour le maintenir.

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Fer sérique · transferrine · saturation

le fer qui circule, son transporteur, et à quel point il est chargé

Au-delà de la ferritine (les réserves de fer), le bilan martial regarde le fer qui circule et son transport. Le fer sérique est le fer présent dans le sang à l'instant du prélèvement — très variable d'une heure à l'autre, donc peu fiable seul. La transferrine est la protéine qui le transporte. Le coefficient de saturation dit quel pourcentage de ce transporteur est effectivement chargé de fer (normale ~20-40 %).

Lus ensemble, ils distinguent les situations : dans une carence en fer, la ferritine et la saturation baissent tandis que la transferrine monte (le corps fabrique plus de « camions » pour capter le peu de fer disponible). À l'inverse, une saturation très élevée oriente vers une surcharge (hémochromatose). Le fer sérique seul ne veut presque rien dire : c'est l'ensemble qui parle.

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Protéines totales · électrophorèse

l'ensemble des protéines du sang — surtout l'albumine et les globulines

Les protéines totales additionnent toutes les protéines circulant dans le sang, dont deux grandes familles : l'albumine (la plus abondante, fabriquée par le foie, reflet de la nutrition et de l'état du foie) et les globulines (dont les anticorps de la défense immunitaire). La normale tourne autour de 60 à 80 grammes par litre.

Quand un déséquilibre est suspecté, on demande une électrophorèse des protéines : elle sépare les familles en « pics » et révèle, par exemple, une inflammation chronique, une baisse des défenses, ou un pic anormal à explorer. Un taux global bas accompagne souvent la dénutrition, une maladie du foie ou une fuite rénale ; un taux élevé, une inflammation ou une déshydratation.

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Lipase · amylase

les enzymes du pancréas — elles s'envolent en cas de pancréatite

La lipase et l'amylase sont des enzymes digestives fabriquées surtout par le pancréas. En temps normal elles restent basses dans le sang ; elles s'élèvent fortement quand le pancréas s'enflamme (pancréatite aiguë), typiquement avec une douleur intense du haut du ventre.

La lipase est aujourd'hui préférée : elle est plus spécifique du pancréas et reste élevée plus longtemps que l'amylase, qui peut aussi monter pour d'autres raisons (glandes salivaires, certaines situations digestives). Une lipase à plusieurs fois la normale, dans le bon contexte, est un argument fort pour une pancréatite ; un chiffre modérément élevé demande, comme toujours, à être relu avec les symptômes et le médecin.

Pour lire l'ensemble de votre prise de sang, poste par poste, sans jargon : le livre Lire son Bilan Sanguin le fait ligne à ligne.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Alpha-fœtoprotéine (AFP)

une protéine fabriquée par le foie du bébé, puis parfois par certaines tumeurs

L'alpha-fœtoprotéine, notée AFP, est une protéine fabriquée par le foie et l'intestin du fœtus pendant la grossesse. Chez l'adulte, elle est normalement très peu présente. On la dose pendant la grossesse, dans le cadre du suivi du bébé, et chez l'adulte comme marqueur de suivi de certaines maladies du foie ou de certaines tumeurs. Son taux seul ne pose jamais un diagnostic : il se lit avec les autres examens.

Trypsine

une enzyme du pancréas qui digère les protéines

La trypsine est une enzyme fabriquée par le pancréas : elle coupe les protéines des aliments en petits morceaux. On peut la doser dans le sang, par exemple chez le nouveau-né, ou chez l'adulte quand on s'intéresse au fonctionnement du pancréas. C'est un dosage spécialisé, demandé par un médecin pour une raison précise.

Dépistage du 1er trimestre (risque de trisomie 21)

un calcul de risque à partir d'une prise de sang et d'une échographie

Au premier trimestre de la grossesse, on peut calculer la probabilité que le bébé ait une trisomie 21 (syndrome de Down). Le calcul combine deux dosages sanguins chez la mère, la bêta-hCG libre et la PAPP-A (une protéine fabriquée par le placenta), avec la mesure à l'échographie de la « clarté nucale », un petit espace à l'arrière de la nuque du bébé, et l'âge de la mère. Le résultat est un risque exprimé en probabilité, pas un diagnostic. Si le risque est élevé, le médecin propose d'autres examens pour confirmer ou écarter.

Marqueurs du remodelage osseux

des témoins de la fabrication et de la destruction de l'os

L'os se renouvelle en permanence : des cellules fabriquent de l'os neuf, d'autres éliminent l'os ancien. Les marqueurs osseux sont des substances libérées dans le sang ou dans l'urine par l'un ou l'autre de ces deux mouvements. Les dosages de « formation osseuse » et de « perte osseuse » servent à suivre le rythme du renouvellement de l'os, par exemple pendant un traitement de l'ostéoporose. Ils ne remplacent pas la densitométrie osseuse, qui mesure la solidité de l'os.

Bêta-2 microglobuline

une petite protéine libérée par les cellules, éliminée par les reins

La bêta-2 microglobuline est une petite protéine présente à la surface de la plupart des cellules. Elle passe dans le sang et est éliminée par les reins. Son taux dépend donc à la fois de l'activité de certaines cellules du sang et du fonctionnement des reins. On la dose dans le suivi de certaines maladies du sang et de certaines atteintes rénales, sur demande d'un spécialiste.

Hyperglycémie provoquée · profil glycémique

plusieurs dosages du sucre dans le sang, répétés sur quelques heures

Au lieu d'une seule prise de sang à jeun, on mesure parfois la glycémie plusieurs fois : soit après avoir bu une boisson sucrée dans des conditions fixées (hyperglycémie provoquée), soit à plusieurs moments d'une journée (évolution dite circadienne). L'objectif est de voir comment le corps gère le sucre dans le temps. Ces examens durent plusieurs heures et sont demandés pour une raison précise, par exemple pendant la grossesse ou pour préciser un doute.

Recherche de sang (selles · liquides digestifs)

chercher des traces de sang non visibles à l'œil

Du sang peut être présent dans les selles ou dans les sécrétions de l'estomac sans être visible. Le laboratoire le recherche par un test chimique. Cette recherche est utilisée pour comprendre une anémie inexpliquée, ou dans le dépistage de certaines maladies de l'intestin. Un test positif ne dit pas d'où vient le saignement : il conduit à d'autres examens, comme une coloscopie.

Formule leucocytaire

le décompte des différentes sortes de globules blancs

Les globules blancs ne forment pas une seule famille : il y a notamment les polynucléaires (neutrophiles, éosinophiles, basophiles), les lymphocytes et les monocytes. La formule leucocytaire donne la part de chacun, soit par un automate, soit en les comptant au microscope. Elle permet de voir lequel est en plus ou en moins quand le total des globules blancs est inhabituel. Elle fait partie de la numération-formule (NFS).

Réticulocytes

les globules rouges tout jeunes

Les réticulocytes sont des globules rouges encore immatures, tout juste sortis de la moelle osseuse. Leur nombre indique à quelle vitesse la moelle fabrique de nouveaux globules rouges. On les compte devant une anémie pour savoir si la moelle répond normalement ou non, et pour suivre la réponse à un traitement.

Recherche de parasites (sang)

chercher au microscope des parasites dans le sang

Certaines maladies sont dues à des parasites qui vivent dans les globules rouges ou dans le sang, comme celui du paludisme. Le laboratoire peut les chercher en étalant une goutte de sang sur une lame, qu'il examine au microscope. Cet examen est demandé après un séjour dans une région concernée, devant une fièvre inexpliquée.

Temps de coagulation activée (ACT)

le temps que met le sang à former un caillot

Le temps de coagulation activée, noté ACT, mesure en quelques minutes la rapidité avec laquelle le sang forme un caillot. On l'utilise surtout à l'hôpital, pendant certaines opérations ou examens du cœur, pour surveiller l'effet d'un médicament qui fluidifie le sang, l'héparine. Il ne se demande pas en prise de sang courante.

Anticorps anti-facteur intrinsèque

un anticorps qui empêche d'absorber la vitamine B12

Le facteur intrinsèque est une substance fabriquée par l'estomac, indispensable pour absorber la vitamine B12. Dans une maladie auto-immune de l'estomac, le corps fabrique des anticorps contre lui. On les cherche quand une carence en vitamine B12 est constatée, pour en comprendre la cause.

Anticorps anti-insuline

un anticorps dirigé contre l'insuline

Dans certains cas, le corps fabrique des anticorps contre l'insuline, la sienne ou celle injectée en traitement. On les recherche dans des situations particulières du diabète ou devant des variations inexpliquées de la glycémie. C'est un dosage spécialisé.

Anticorps anti-thyroglobuline · anti-microsomes

des anticorps dirigés contre la thyroïde

La thyroglobuline est une protéine de la thyroïde. Les anticorps dirigés contre elle, et ceux dits « anti-microsomes » (l'ancien nom des anticorps anti-TPO), signalent que le corps attaque sa propre thyroïde. On les recherche pour comprendre une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie, et ils sont aussi utiles dans le suivi après certaines opérations de la thyroïde. Voir aussi la fiche Anti-TPO.

IgE spécifiques

les anticorps de l'allergie, dirigés contre un allergène précis

Les IgE sont des anticorps liés aux réactions allergiques. Les « IgE spécifiques » sont celles dirigées contre un allergène précis : un pollen, un aliment, un acarien, un venin. Le laboratoire en dose une à la fois. Un taux positif indique une sensibilisation, c'est-à-dire que le corps a fabriqué ces anticorps ; il ne prouve pas à lui seul que l'on est allergique : le médecin le lit avec l'histoire des symptômes.

Temps de saignement

combien de temps met un petit saignement à s'arrêter

Le temps de saignement mesure la durée pendant laquelle une très petite coupure, faite pour l'examen, continue de saigner. Il reflète le travail des plaquettes et des petits vaisseaux, qui bouchent la brèche. Il est devenu rare, remplacé par des tests de laboratoire plus précis, et se demande dans un bilan de saignements inhabituels.

Temps de thrombine · temps de reptilase

la dernière étape de la formation du caillot

Le temps de thrombine et le temps de reptilase mesurent la dernière étape de la coagulation : la transformation du fibrinogène en fibrine, le filet qui solidifie le caillot. Ils sont rallongés quand le fibrinogène manque, fonctionne mal, ou en présence d'un médicament comme l'héparine. On les demande pour préciser un bilan de coagulation anormal. Voir aussi la fiche TP · TCA · INR.

Facteur de von Willebrand

une protéine qui aide les plaquettes à colmater une plaie

Le facteur de von Willebrand est une protéine du sang qui aide les plaquettes à s'accrocher à la paroi d'un vaisseau abîmé, et qui transporte le facteur VIII de la coagulation. Quand il manque ou fonctionne mal, on parle de maladie de von Willebrand, la plus fréquente des maladies héréditaires du saignement. Le laboratoire peut le doser de plusieurs façons (quantité, activité, structure), selon la question posée par le spécialiste.

Antithrombine (ATIII)

un frein naturel de la coagulation

L'antithrombine est une protéine du sang qui freine la coagulation, ce qui évite que le sang ne se transforme en caillot sans raison. On la dose, en activité ou en quantité, quand on cherche la cause de caillots répétés ou inhabituels, ou avant certains traitements.

Anticoagulant lupique · anticorps antiphospholipides

des anticorps qui perturbent la coagulation

Certains anticorps, dirigés contre des graisses de la membrane des cellules (les phospholipides), peuvent perturber la coagulation. Malgré son nom, l'« anticoagulant lupique » augmente plutôt le risque de caillots ; il n'est pas réservé au lupus. Les anticorps anti-cardiolipines et anti-bêta-2-glycoprotéine font partie de la même famille. On les recherche après des caillots inexpliqués ou des fausses couches répétées, et on refait le test quelques semaines plus tard pour vérifier qu'il reste positif.

Activité anti-Xa

l'effet d'un anticoagulant de la famille de l'héparine

L'activité anti-Xa mesure dans le sang l'effet de certains médicaments qui fluidifient le sang, les héparines. On la demande pour vérifier que la dose agit comme prévu, surtout chez des personnes dont le poids, les reins ou la grossesse peuvent modifier l'effet.

Facteurs de coagulation et inhibiteurs

les pièces de la chaîne qui fabrique le caillot

La coagulation fonctionne comme une chaîne dont les pièces sont numérotées par des chiffres romains : facteurs II, V, VIII, XIII, etc. Quand un test global (comme le TP ou le TCA) est anormal, le laboratoire peut doser un facteur à la fois pour trouver celui qui manque, ou rechercher un inhibiteur, c'est-à-dire un anticorps qui le neutralise. Ce sont des examens de spécialiste, par exemple pour l'hémophilie.

Fibrinolyse (plasminogène · alpha-2-antiplasmine · produits de dégradation)

le système qui dissout les caillots

Après avoir bouché une brèche, le caillot doit être dissous : c'est la fibrinolyse. Elle repose sur le plasminogène, sur ses freins comme l'alpha-2-antiplasmine, et laisse derrière elle des débris de fibrine, les « produits de dégradation ». La lyse des euglobulines en est un test global. On y regarde dans certains saignements inexpliqués ou en cas de suspicion de caillots diffus. Voir aussi la fiche D-dimères.

Résistance à la protéine C activée

une cause fréquente de tendance aux caillots

La protéine C activée est un frein de la coagulation. Chez certaines personnes, le sang y résiste, le plus souvent à cause d'une variation héréditaire du facteur V (connue sous le nom de facteur V Leiden). Cette particularité augmente un peu le risque de caillots dans les veines. On la recherche après un caillot inexpliqué ou dans une famille où ils sont fréquents.

Fonction des plaquettes (agrégation · sécrétion)

la capacité des plaquettes à s'agglutiner

Pour boucher une brèche, les plaquettes doivent s'accrocher entre elles et libérer certaines substances. Le laboratoire peut tester cette capacité en ajoutant différents produits à du sang et en regardant la réaction. On le fait devant des saignements inhabituels quand le nombre de plaquettes est normal, ou pour vérifier l'effet de médicaments comme l'aspirine.

Thrombopénie induite par l'héparine (anticorps)

une baisse des plaquettes causée par l'héparine

Chez une petite partie des personnes traitées par héparine, le corps fabrique des anticorps qui font chuter les plaquettes et peuvent provoquer des caillots. Le laboratoire recherche ces anticorps et teste leur action sur les plaquettes quand les plaquettes baissent pendant le traitement. Le résultat guide le médecin dans le choix du traitement.

Recherche et identification des anticorps irréguliers

des anticorps contre des groupes sanguins autres que A, B et Rhésus

Au-delà des groupes A, B, O et Rhésus, les globules rouges portent d'autres marqueurs. Après une transfusion ou une grossesse, le corps peut fabriquer des anticorps contre eux. Le laboratoire les recherche et les identifie avant une transfusion et pendant une grossesse, pour éviter une réaction. Voir aussi la fiche Groupe · Rhésus.

Agglutinines froides

des anticorps qui font s'agglutiner les globules rouges au froid

Les agglutinines froides sont des anticorps qui collent les globules rouges entre eux quand la température baisse, ce qui peut en détruire certains. On les cherche quand une anémie s'accompagne de doigts ou d'orteils qui blanchissent au froid, ou après certaines infections. L'examen précise aussi la température à laquelle elles agissent.

Homocystéine

un acide aminé du sang, indice d'un manque de vitamines B

L'homocystéine est un acide aminé (un petit constituant des protéines) que le corps fabrique et transforme en permanence. On la dose dans le sang pour deux raisons : repérer un manque de certaines vitamines du groupe B, et parce qu'un taux élevé a longtemps été considéré comme un facteur de risque pour le cœur et les artères.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →

Calcium sanguin (calcémie)

le calcium qui circule dans le sang, maintenu très stable par le corps

Le calcium sanguin (la calcémie) mesure le calcium qui circule dans le sang. Il ne dit pas combien il y en a dans les os : le corps maintient ce taux très stable en puisant dans l'os ou en l'y remettant, sous le contrôle de la parathyroïde et de la vitamine D. Une calcémie élevée (on parle d'hypercalcémie) est donc rarement une question d'alimentation : c'est un signal à comprendre.

Voir la fiche complète, avec les questions fréquentes et les sources →
Bon à savoir. Ce décodeur explique les mots ; il ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas votre médecin. Un résultat isolé ne veut rien dire seul : c'est l'ensemble, et votre situation, qui comptent.