L'Os qui vous porte

Jocelyne Vernet

Série : Les 15 minutes →

L’Os qui vous porte

La page de vente

Elle s’est baissée pour ramasser un torchon, et une vertèbre a cédé. Soixante-douze ans, jamais malade, jamais mal nulle part — c’est justement le problème : l’ostéoporose ne fait pas mal tant qu’elle travaille. Elle vide l’os en silence, année après année, et son premier signe est la cassure elle-même : le poignet, la hanche, la vertèbre. Chez une personne âgée, ces fractures ne sont pas des incidents — elles font parfois basculer toute une autonomie.

Face à cela, on nous a appris une seule réponse : calcium. Buvez du lait, prenez un comprimé, comme si l’os était un coffre à remplir. C’est faux, et cette erreur rassure sans protéger. Car l’os est un tissu vivant : deux équipes de cellules le démolissent et le reconstruisent sans cesse ; on atteint son capital maximal vers trente ans, puis la balance penche. La fragilité n’est pas une fatalité qui « attaque » — c’est une pente descendue trop vite.

L’Os qui vous porte rassemble, en quinze minutes et sans jargon, ce qui infléchit cette pente. Le calcium est nécessaire mais pas suffisant — et mieux vaut le chercher dans l’assiette (laitiers, sardines à arêtes, légumes verts, amandes) que dans un tube : les analyses de Bolland, publiées dans le British Medical Journal, ont signalé un risque du côté du cœur pour les suppléments de calcium pris seuls. Car le calcium ne travaille jamais seul : il lui faut la vitamine D pour être absorbé (souvent en défaut l’hiver), des protéines pour bâtir la trame de l’os (1 à 1,2 g/kg après 60 ans, selon le groupe PROT-AGE), la vitamine K2 pour l’orienter vers l’os, le magnésium et le potassium pour le retenir.

Et surtout, il lui faut la charge. L’os obéit à ce qu’on lui demande, pas à ce qu’on lui donne : c’est la loi de Wolff. Là où le squelette porte le poids du corps et subit la traction des muscles, il se densifie ; là où on ne le sollicite pas, il s’efface (les astronautes, en apesanteur, en font la démonstration). Marcher d’un bon pas, monter les escaliers, se renforcer, travailler son équilibre pour éviter la chute : quinze minutes, deux ou trois fois par semaine, valent plus que n’importe quel comprimé. C’est ici que ce livre rejoint Le Muscle, gardien de la santé — muscle et os forment le couple de l’autonomie.

Le livre dit aussi ce qui ronge l’os (l’excès de sel, les sodas, le tabac, l’alcool, la maigreur, la cortisone au long cours — sans jamais conseiller d’arrêter un traitement seul), quand demander une ostéodensitométrie et lire son T-score, et pourquoi les médicaments de l’os (bisphosphonates) ont toute leur place chez les personnes à risque — ils s’ajoutent à l’assiette et au mouvement, ils ne les remplacent pas.

Aucune promesse de guérison, aucune peur. Rien ne « reconstruit » un squelette de trente ans, rien ne guérit le temps. Ce qu’on peut faire, et c’est immense, c’est ralentir la perte, réduire le risque de cassure, rester debout et libre le plus longtemps possible. C’est la position de toute la collection, et elle tient dans la phrase qui referme le livre : ce qui nourrit et charge nos os ne guérit rien — mais aide à ralentir l’inévitable. On fait sa part, chaque jour, quinze minutes ; puis on va vivre.


Format et caractéristiques

  • 44 pages — formats 6×9 et A5, EPUB et broché
  • Sources citées dans le texte : ANSES, EFSA

Comment se le procurer

  • Sur ce site : à télécharger gratuitement, en EPUB (www.editionslavie.be).
  • Sur Amazon : en version numérique et en version papier, à mesure de leur mise en vente.

Commencer par le socle

Ce livre répond à votre question. Le socle répond à celle qui est en dessous — pourquoi cela s'est installé, et pourquoi, si le terrain ne change pas, autre chose prendra le relais.