V2

Le Grand Passage

Jocelyne Vernet

Série : Vivre avec son corps →

Le Grand Passage

La page de vente


Un matin, vous ne vous reconnaissez plus

Vous avez 49 ans. 52 ans. 47 ans pour certaines. Vous vous réveillez à 4 h 30 trempée. Vous ne dormez plus profondément depuis des mois. Vous avez mauvais caractère sans raison, vous pleurez devant des séries. Votre cycle se dérègle — long un mois, court le suivant, plus rien pendant trois mois, et puis ça revient. Votre ventre s’épaissit alors que vous mangez comme avant. Votre désir s’effrite. Votre mari ne comprend pas.

Vous allez chez le médecin. « C’est la ménopause ». Voilà. Comme si ce mot expliquait tout — alors qu’il ne décrit que la conséquence.

Ce livre vous propose de comprendre ce qui se joue vraiment dans votre corps pendant ces 5 à 10 ans qu’on appelle la péri-ménopause, puis la ménopause installée, puis la post-ménopause. Et — point souvent négligé — ce livre aborde aussi l’andropause masculine : votre mari ou compagnon, à 55-65 ans, traverse une transformation hormonale lente mais réelle, qui transforme autant son humeur, son sommeil, son désir, sa silhouette. À deux, vous traversez le Grand Passage ensemble, chacun à votre rythme. Le savoir change la lecture du couple.


La biologie en clair — ce qui se passe

Chez la femme :

Les ovaires ne sont pas une machine qui s’arrête net à 51 ans. Ils fonctionnent de manière erratique pendant 5 à 10 ans avant l’arrêt définitif. Les œstrogènes ne baissent pas linéairement — ils font des montagnes russes : très hauts certains mois (pseudo-ovulations massives), très bas d’autres (cycles anovulatoires). La progestérone chute la première (souvent dès 42-45 ans) — c’est elle qui calme le système nerveux et le sommeil. La testostérone féminine (produite à 50 % par les surrénales, à 50 % par les ovaires) baisse plus progressivement — elle nourrit la libido et la masse musculaire.

Conséquences neurochimiques : - Bouffées de chaleur : dérégulation hypothalamique due à la chute œstrogénique érratique. - Sécheresse vaginale : atrophie épithéliale (les cellules vaginales sont œstrogéno-dépendantes). - Troubles du sommeil : chute progestérone (et bouffées nocturnes). - Brouillard mental : œstrogènes cérébraux qui modulent acétylcholine et sérotonine. - Prise de poids abdominale : insulinorésistance hormono-induite + chute testostérone (fonte musculaire). - Douleurs articulaires : œstrogènes anti-inflammatoires articulaires. - Libido : chute progressive testostérone + altération circuit dopaminergique.

Chez l’homme :

La testostérone baisse de 1-2 % par an à partir de 30-40 ans. À 65 ans, beaucoup d’hommes ont des taux dans la zone basse normale (300-500 ng/dL au lieu de 600-900). Si le SHBG (protéine de liaison) est élevé, la testostérone biodisponible est encore plus basse. C’est l’andropause — phénomène réel mais sous-diagnostiqué.

Conséquences chez l’homme : - Fatigue, baisse de motivation, dépressivité légère sans cause apparente. - Sommeil moins réparateur. - Libido en baisse, érections moins matinales, parfois dysfonction érectile. - Fonte musculaire progressive et gain graisseux abdominal. - Densité osseuse qui diminue (ostéoporose masculine). - Cognition légèrement diminuée (mémoire verbale, vitesse de traitement).

Cette baisse est normale et progressive — mais elle peut devenir pathologique si elle est rapide ou marquée. Diagnostic possible (testostérone matinale + SHBG + LH + FSH). Traitement substitutif disponible si indication forte (très débattu).


Le débat actualisé sur le THS

Le traitement hormonal substitutif (THS) chez la femme a vécu deux histoires opposées :

  • Avant 2002 : très largement prescrit (œstrogènes seuls puis œstrogènes + progestérone) — vu comme la solution.
  • Après 2002 : effondrement de la prescription suite à l’étude WHI (Women’s Health Initiative) qui montrait un risque cardiovasculaire et de cancer du sein accru sous Premarin + acetate de medroxyprogestérone synthétique.

Aujourd’hui (recommandations CNGOF 2024 et BMS) : le débat est plus nuancé. Les nouvelles études (notamment Manson 2019, ELITE 2016) montrent que : - Fenêtre thérapeutique critique : THS commencé avant 60 ans ou dans les 10 ans après la ménopause = bénéfice cardiovasculaire et osseux probable, risque acceptable. - THS commencé après 60 ans ou plus de 10 ans après ménopause = risque > bénéfice. - Type d’hormones important : œstrogènes par voie transdermique + progestérone naturelle = profil de risque favorable. Très différent de l’ancien Premarin + MPA synthétique.

Pour qui le THS est probablement bénéfique : - Femme < 60 ans avec symptômes vasomoteurs (bouffées) handicapants. - Femme < 60 ans avec risque osseux élevé (T-score bas, antécédents). - Ménopause précoce (< 45 ans) — THS recommandé jusqu’à 50-52 ans au moins.

Pour qui le THS est discutable ou contre-indiqué : - Antécédent personnel de cancer du sein ou endomètre hormono-dépendant. - Antécédent de thrombose veineuse profonde, AVC. - Femme > 60 ans asymptomatique.

Ce livre vous donne les éléments pour décider avec votre gynécologue — pas une réponse universelle. Et les alternatives non-hormonales validées : phytothérapie (sauge, actée à grappes pour les bouffées), magnésium + vitamine B6 (sommeil), lubrifiants et œstrogènes locaux (sécheresse vaginale, sans effet systémique — souvent excellents).


La dimension existentielle

Au-delà des symptômes, le Grand Passage est une transformation identitaire. Pour la femme : - Fin de la fécondité — symbolique forte, même si la maternité était terminée depuis longtemps. - Corps qui change dans le miroir. - Place dans la famille qui se modifie (enfants partis, parents vieillissants). - Place dans la société — la femme post-ménopause devient parfois invisible dans une culture qui valorise la jeunesse fertile. - Mais aussi : liberté retrouvée (plus de contraception, plus de cycles douloureux), autorité parfois plus assumée, énergie redirigée.

Pour l’homme andropausé : - Perte de la vigueur physique perçue. - Identité parfois ébranlée si elle reposait sur la performance corporelle ou sexuelle. - Vie professionnelle qui touche à sa fin (l’andropause coïncide souvent avec la pré-retraite — cf. idée L’homme dans le fauteuil). - Mais aussi : possibilité d’une sagesse masculine que la société propose rarement comme idéal.

Ce livre nomme ces dimensions sans pathos. Pour celles et ceux qui veulent vivre le passage debout, en sachant.


Ce que ce livre vous apporte

Une compréhension précise des cascades hormonales péri-ménopause et andropause.

Une grille des symptômes : chacun expliqué biologiquement, avec les approches thérapeutiques validées (hormonales et non-hormonales).

Le débat THS clarifié, avec recommandations 2024 et critères de décision personnalisés.

Les alternatives non-hormonales : phytothérapie, nutrition adaptée, gestion du sommeil, activité physique en péri-ménopause.

La dimension couple : comment communiquer avec le partenaire, comment lire son propre passage et le sien.

La dimension existentielle : transformations identitaires, reconfiguration des rôles, sagesse à inventer.


Une auteure post-ménopausée qui parle de l’intérieur

Jocelyne Vernet, 72 ans, post-ménopausée depuis vingt ans, parle d’un passage qu’elle a vécu de bout en bout. Elle a expérimenté la péri-ménopause tumultueuse, la décision THS (ou non — détaillé dans le livre), l’installation de la post-ménopause, et aujourd’hui la sagesse de vingt ans après.

Elle écrit aussi pour son mari — andropausé — et témoigne de la dynamique de couple quand les deux passages se vivent simultanément. Cette double perspective (féminine et conjugale) donne au livre une voix unique.


Témoignages-types (lectrices cibles)

« 51 ans, en plein chaos péri-ménopausique. J’avais peur du THS à cause de tout ce qu’on entendait. Le livre m’a donné les vraies données récentes. J’ai consulté mon gynéco avec les bonnes questions. Sous THS bioidentique transdermique depuis 18 mois — transformation complète. »
— Femme 53 ans, France.

« Mon mari, 64 ans, fatigué, déprimé, libido en berne. Personne n’avait jamais évoqué l’andropause. Bilan fait — testostérone à 280 ng/dL. Substitution adaptée, il a retrouvé son énergie. »
— Conjointe aidante, Belgique.

« Ménopause précoce à 43 ans. On m’avait dit « vous êtes jeune, ça va passer ». Le livre m’a fait comprendre l’importance du THS dans ces cas. Mon nouveau gynéco a confirmé. Sauvée du brouillard. »
— Femme 47 ans, France.

(Témoignages composites construits à partir de retours lectrices.)


À qui s’adresse ce livre

  • Aux femmes entre 40 et 65 ans, en péri ou post-ménopause.
  • Aux hommes entre 50 et 70 ans qui s’interrogent sur leurs symptômes (fatigue, libido, humeur).
  • Aux couples en transition simultanée — pour lire à deux et se comprendre.
  • Aux filles dont les mères traversent ce passage.
  • Aux professionnel(le)s de la santé qui cherchent un outil de référence à recommander.

Format et caractéristiques

  • 215 pages — format trade 6×9 et A5
  • 13,00 € broché — 10,00 € EPUB
  • Référencé France-Belgique : CNGOF, GEMVI, SFE, HAS / Belgian Menopause Society, CBIP, KCE
  • Bibliographie de 80+ références (essais WHI, ELITE, méta-analyses récentes)
  • Annexes pratiques : tableau symptomatique péri/post-ménopause et andropause ; critères de décision THS ; questionnaire IDM (index de la ménopause)

Comment se le procurer

  • En librairie France-Belgique sur commande.
  • En ligne : Fnac, Decitre, Amazon, Cultura, Standaard Boekhandel.
  • Numérique : Apple Books, Kobo, Google Play, Kindle.
  • Site éditeur : www.editionslavie.com.

Le Grand Passage n’est pas une maladie.
C’est une transformation.
Apprenez à le traverser debout — vous, et celui ou celle qui vous accompagne.