Le Muscle, gardien de la santé

Jocelyne Vernet

Série : Les 15 minutes →

Le Muscle, gardien de la santé

La page de vente

« Mais je ne m’arrête jamais ! » C’est la phrase qu’on entend le plus souvent, et toujours avec le même mélange d’agacement et d’incompréhension. Elle est debout du matin au soir, elle porte les courses, monte les étages, tient sa maison. Et pourtant, depuis quelque temps, quelque chose se dérobe : un couvercle résiste, se relever du canapé demande un élan, une valise paraît plus lourde. Sur la balance, rien n’a bougé. Alors elle ne comprend pas : comment ses muscles pourraient-ils fondre, elle qui ne s’arrête jamais ?

Ils fondent, justement. Être occupée n’est pas entretenir son muscle : s’activer toute la journée dépense et fatigue, mais ne demande jamais au muscle de forcer contre quelque chose. Or le muscle ne se maintient que lorsqu’on le sollicite vraiment. Sans cela, il s’en va tout seul, à bas bruit, dès la quarantaine — la graisse prend discrètement sa place, le poids ne change pas, et l’on ne s’aperçoit de rien jusqu’au jour où c’est la force qui manque. Ce phénomène porte un nom, la sarcopénie, et ce livre l’explique en français courant : ce qu’elle est, comment se repérer en cinq questions et deux minutes (le questionnaire SARC-F, en annexe), et surtout ce qu’on peut y faire. Car cela se travaille : des essais menés jusqu’à un âge très avancé montrent que le muscle répond quand on le sollicite vraiment.

Le Muscle tient en une règle : charger et nourrir, les deux, toujours ensemble. Charger, c’est donner au muscle l’ordre de se reconstruire, par un effort franc contre une résistance. Nourrir, c’est lui livrer la matière : des protéines, à chaque repas, parce qu’avec l’âge le muscle devient « dur d’oreille » et répond moins bien à une petite portion. Charger sans nourrir, c’est passer l’ordre sans livrer les briques. Nourrir sans charger, c’est livrer les briques sans passer l’ordre.

Le livre vous donne ensuite de quoi le faire, sans salle ni matériel coûteux, en quinze minutes : trois séances progressives — le niveau 1 avec le poids du corps (lever de chaise, pompe au mur, tirage à la serviette, pointes de pieds, équilibre, pont), le niveau 2 avec un élastique, le niveau 3 avec des poids — et deux pages pour un dos plus solide et une poigne qui garde sa prise. Un chapitre sur l’assiette explique comment atteindre sa dose de protéines sans rien peser, un autre traite les cas particuliers (après soixante-cinq ans, à la ménopause, au retour d’une maladie), un autre démonte les pièges et les arnaques (crèmes raffermissantes, poudres miracles, produits « protéinés » à double détente), et un dernier aide à tenir dans la durée, sans balance, en repérant les signes que cela marche.

Ce que ce livre n’est pas : une méthode pour de beaux abdominaux, ni pour « retrouver son corps de trente ans ». Il ne promet pas de guérir quoi que ce soit. Il vise un seuil à ne pas laisser descendre : assez de muscle pour que le corps continue de bien fonctionner et vieillisse moins vite — le muscle règle le sucre du repas, apaise l’inflammation en travaillant, soutient le squelette et nous épargne la chute. Et il le dit sans vous accrocher : quinze minutes ne sont pas un minimum qu’on rêverait de dépasser, c’est un plafond tranquillement assumé. On fait sa part, on referme le livre, et l’on va vivre.

Avec L’Os qui vous porte (la structure) et Le Mouvement (la liberté du geste), Le Muscle forme le trio de l’autonomie : rester fort, solide et souple, le plus longtemps possible. Rester fort, au fond, ce n’est pas une affaire de force. C’est une affaire de liberté.


Format et caractéristiques

  • 87 pages — formats 6×9 et A5, EPUB et broché
  • Sources primaires citées dans le texte — vous pouvez tout vérifier

Comment se le procurer

  • Sur ce site : à télécharger gratuitement, en EPUB (www.editionslavie.be).
  • Sur Amazon : en version numérique et en version papier, à mesure de leur mise en vente.

Commencer par le socle

Ce livre répond à votre question. Le socle répond à celle qui est en dessous — pourquoi cela s'est installé, et pourquoi, si le terrain ne change pas, autre chose prendra le relais.