Antihistaminiques (cétirizine, loratadine, diphénhydramine…)
Contre l'allergie, mais aussi dans beaucoup de « somnifères » et de sirops : la génération compte, surtout après 65 ans.
Noms de marque courants : Zyrtec, Aerius, Xyzal (France). Noms vérifiés le 21-10-2026 dans les bases officielles belge (AFMPS) et française (ANSM) ; « (Belgique) » ou « (France) » : vendu dans ce seul pays.
À quoi il sert
Bloquent l'histamine, la substance qui provoque démangeaisons, éternuements et écoulement.
Ce qu'il épuise
Pas de carence en nutriment établie. Les antihistaminiques de première génération traversent la barrière du cerveau et ont un effet sédatif et anticholinergique (qui assèche la bouche, ralentit l'intestin, trouble la mémoire). Les critères de Beers 2025 (la liste américaine des médicaments à éviter chez les aînés) conseillent de les éviter après 65 ans au profit de ceux de deuxième génération. Chez les personnes atteintes de démence, ils peuvent provoquer agitation et confusion. Les sources consultées n'apportent pas d'essais de longue durée sur la cétirizine ou la loratadine chez les aînés.
Les signes possibles
Somnolence, bouche sèche, vision floue, rétention d'urine, constipation, confusion chez la personne âgée.
Ce qu'il faut surveiller
Les produits « nuit calme » ou « sirop pour le rhume » qui contiennent un antihistaminique de première génération, souvent sans que ce soit évident sur la boîte. Les chutes et la mémoire.
Ce qu'on peut faire
Demander au pharmacien la génération de l'antihistaminique choisi. Pour l'allergie, la deuxième génération (cétirizine, loratadine) est préférée. La cétirizine peut encore donner de la somnolence, à un moindre degré.
Et avec l'âge, ça se complique
Plus on avance en âge, plus cet appauvrissement compte. L'absorption baisse (moins d'acidité dans l'estomac, intestin moins efficace), les reins et le foie filtrent différemment — et surtout les médicaments qui épuisent se cumulent : après 60 ans, prendre cinq traitements ou plus est courant. Or les conséquences, elles, pèsent plus lourd : chute, perte de mémoire, fracture. C'est l'âge où une revue complète de l'ordonnance avec le médecin — et le pharmacien — prend tout son sens.
Précautions
⚠️ Prudence avec l'alcool et la conduite. Chez une personne âgée ou atteinte de démence, éviter les antihistaminiques de première génération.
Associations à connaître
Les deux provoquent de la somnolence et ralentissent le cerveau, ce qui augmente les risques de chutes et de confusion chez les aînés. Les sources consultées décrivent ces effets pour chaque famille, mais pas pour l'association : l'accumulation reste un raisonnement prudent, pas un chiffre.
Voir : Somnifères et calmants (benzodiazépines : lorazépam, bromazépam, zolpidem…)
Liste non exhaustive, tirée des sources citées dans chaque encadré. Demandez toujours à votre pharmacien de vérifier l'ensemble de vos médicaments, y compris ceux sans ordonnance et les plantes.
Lire la notice officielle
La notice est propre à chaque boîte : elle dépend de la marque et du dosage. Choisissez la substance, puis repérez dans la liste le nom écrit sur votre boîte.
Cétirizine ↗Loratadine ↗Diphénhydramine ↗
Base officielle belge des médicaments (AFMPS). En France : base publique des médicaments.
Pour aller plus loin — nos livres
Médicaments au long cours et carences invisibles
Même famille — Système nerveux
Antidépresseurs (ISRS) — Les antidépresseurs les plus prescrits — dont le risque discret est la chute du… Anticonvulsivants (antiépileptiques) — Les antiépileptiques au long cours — qui abaissent la vitamine D et les folates. Somnifères et calmants (benzodiazépines : lorazépam, bromazépam, zolpidem…) — Faits pour quelques semaines, pris des années — l'arrêt demande de la patience.Information documentaire, pas un avis médical, et jamais un conseil d'arrêt : aucun traitement ne se modifie ni ne s'arrête sans son médecin. L'objectif est de savoir quoi surveiller et quoi lui demander.
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