Une chronique tendre sur la lente dérive de nos assiettes — et sur ce qu’elle coûte, sans bruit.
Martine a cinquante-huit ans et la conviction tranquille de bien manger. Elle cuisine « des choses simples » : une sauce tomate en boîte, une soupe « légumes du jardin » achetée en promo, un concentré dont l’étiquette n’a pas changé depuis les années quatre-vingt-dix. Mieux que beaucoup, pense-t-elle.
Elle est fatiguée. Son genou, « c’est l’âge, on surveille ». Ses petits-enfants ne savent pas à quoi ressemble un poireau cru. Rien de dramatique, jamais — juste un glissement, repas après repas, du vrai cuisiner vers la commodité industrielle.
Sans leçon ni nostalgie, le roman suit ce glissement sur trois générations : ce qu’on a cessé de transmettre, ce qu’on a remplacé sans s’en apercevoir, et le prix qu’on finit par payer — dans la fatigue, dans le genou, dans ce que les enfants ne reconnaissent plus.
Une histoire juste et douce-amère sur ce que nous mangions hier, ce que nous mangeons aujourd’hui, et ce que nos assiettes disent de nous.
Par Cécile Renard.
Commencer par le socle
Ce livre répond à votre question. Le socle répond à celle qui est en dessous — pourquoi cela s'est installé, et pourquoi, si le terrain ne change pas, autre chose prendra le relais.
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