Roman

Ce que mon père ne m'a pas appris

Johan Delvaux

Série : Fiction →

Un roman sur la résilience ordinaire — l’autonomie, la patience, et tout ce qui se perd quand on cesse de le pratiquer.

Mathieu a trente-quatre ans, un bon salaire et un métier qui n’existe que sur des écrans. Le jour où son entreprise le « libère » de son poste, il se découvre incapable de faire quoi que ce soit de ses mains.

Alors il monte chez son père, dans une vieille maison d’Ardenne, pour quelques semaines — le temps de rebondir, croit-il. Il y restera plus longtemps. Car ce qu’il y trouve n’est écrit sur aucun CV : un potager qu’on arrose au bon moment, une gouttière qu’on répare soi-même, des bocaux qu’on stérilise pour l’hiver, un voisin à qui l’on rend service sans facture.

À travers des vignettes brèves et chaleureuses, un fils réapprend ce que l’école et le marché ne lui ont jamais enseigné : faire, durer, transmettre, laisser une trace dans le monde réel. Entre les gestes du père, taiseux, et les maladresses du fils, se tisse une autre idée de la richesse — celle qui ne dépend de personne.

« Ça disparaît quand personne ne regarde plus », lui dit son père un soir, devant le jardin. C’est de cette disparition silencieuse que parle ce livre : celle des savoir-faire, des liens, de l’autonomie — et de la façon, très concrète, dont on peut les réapprendre.

Ni leçon, ni nostalgie. Une histoire juste et tendre sur ce qui compte quand tout le reste s’effondre, et sur ce qu’un père transmet sans jamais l’enseigner.

Par Johan Delvaux. Un roman court, à lire d’une traite — premier titre de fiction de l’auteur de la série Résilience.